Pages Michel Chéoux                        OURSBELILLE

 

Environs d'Oursbelille

Carte d'Oursbelille

Livre vert de Benac

La tour d'Arnaud 1er de Lavedan

Maison Mathet

Mairie et église d'Oursbelille

Chez Raymond Milhas (toile Michel Chéoux)

La Monjoie vers 1950

La route de Bordères (dessin Michel Chéoux)

Lananeuille en 1961 (toile de Michel Chéoux)

 

 

OURSBELILLE – 65490 –

Code INSEE : 65350

Département des HAUTES PYRENEES – France

Canton de Bordères sur l’Echez.

Latitude : 43,283333

Longitude : 0,033333 (le méridien zéro de Grenwich, qui passe sur la collégiale d’IBOS, passe à quelques centaines de mètres à l’Ouest d’Oursbelille – près du Château de La Montjoie).

Toponyme au Moyen Age :  ORZ et OURS

Tour de CASTET CRABÉ édifiée par Arnaud de Lavedan vers 1250 (voir bloc sur «La Montre de 1285»  ou le système de défense de la Bigorre de Pierre Lafitte-Matalas page 175 à 185 – localisation certaine n°9 page 178 – Source 0335 – Procès de Bigorre – G. Balencie – ADHP)

 

MONOGRAPHIE :

La monographie d’Oursbelille est disponible sur le site de l’Antenne Généalogique de l’Association Guillaume Mauran (ex Bigourdans de Paris) : http://perso.wanadoo.fr/agmauran

  

Sobriquet des OURSBELILLOIS :

 

«Les POURROUTÈS», « Los PORROTÈS » ou «Les ELEVEURS DE DINDONS»

Mais il ne faut pas prendre cette expression au sens littéral, si l’on en croit Rosapelly (vers 1910) :

Par « pourrots » ou dindons, il faut entendre paraît-il, les jeunes gens de cette localité.

Grands, forts, de belle allure, ils seraient, comme les dindons, fiers et irascibles.

Leurs parents sont appelés «pourroutès», parce qu’ils passent pour développer dans leur fils la tendance à la violence contre les étrangers.

Cette réputation semble justifiée (voir *).

Sans doute, il fut un temps où la jeunesse d’Oursbelille montra sa vaillance en frappant dur sur le dos des jeunes de Bordères, de Juillan, d’Ibos, d’Andrest, de Gayan, de Siarrouy. Ces combats sont devenus légendaires dans la plaine de Tarbes, et il suffit de citer celui qui se livra à Tarasteix, en 1891, à l’occasion de la fête locale. Pour se venger d’une défaite subie quelques jours auparavant à Lagarde, les «Mouscaillous» de Siarrouy se rendirent à Tarasteix avec des pieux, des barres de fer et des haches. Ils y attaquèrent six Oursbelillois avec l’intention de les assomer. Conscients du danger, les «Pourroutès» firent dans l’auberge où ils se trouvaient, main basse sur toutes les bouteilles de vin, de bière et de limonade. Ils les lancèrent comme des projectiles à la tête des assaillants. Ces derniers se retirèrent qui avec un œil crevé, qui avec un trou dans la tête ou des côtes enfoncées. Mais l’un d’eux serait mort, dit-on, des coups reçus de cette mémorable journée. Toujours est-il que le jeunesse de Siarrouy dratuisit en police correctionnelle les héros d’Oursbelille ; mais le juge, impartial et intègre, ordonna aux «Moucaillous» de prier beaucoup pour le défunt, de soigner les plaies avec les remèdes les plus efficaces indiqués par la Faculté, de se tenir tranquille à l’avenir, et surtout de payer à l’aubergiste de Tarasteix les dégâts que lui avaient causés les Oursbelillois pour leur légitime défense. Coût : cinq cents francs. Soit crainte, soit honte, peut-être les deux à la fois, les gens de Siarrouy évitèrent, pendant des années, de passer à Oursbelille pour se rendre à Tarbes.

 

(Source : Traditions & coutumes des Hautes Pyrénées de Norbert Rosapelly – Société Académique des HP Edition 1990 page 248 & parution dans la revue n°12 de décembre 2006 de l’Antenne Généalogique Parisienne de l’Association Guillaume Mauran – ex Bigourdans de Paris - . Aimable autorisation de son Président Roger Roucolle).

 

 

  • En effet, la célébrité batailleuse des jeunes villageois des environs d’Oursbelille, est rigoureusement exacte.
  • J’y suis né en 1943 et j’y ai vécu par intermittence jusqu’à 1952, puis fait ma conscription en 1961.
  • J’ai entendu parler de ce phénomène de violence entre les jeunes des villages environnants et je l’ai vécu dans les années 1960 / 1962, suite à une agression en règle des jeunes d’Ibos. Une échauffourée sanglante à eu lieu le jour de la fête locale du mois d’Août.
  • Il semblerait que ces agissements se soient estompés, et que les amusements soient tout autres.
  • Un autre phénomène encore à Oursbelille du à la conscription des futurs appelés : pour Carnaval, ceux-ci allaient «voler» la nuit dans les propriétés, des outils encombrants, des charrues, des portes, des volets, tous instruments agricoles transportables…..et les pendaient aux grilles de l’église. Chaque paysan venait y reconnaître son bien pour le récupérer. Ceux qui ne savaient pas, laissaient leur matériel pendant plusieurs jours, ainsi exposé, à la merci d’être volé pour de bon.
  • Je ne sais pas si ces coutumes sont toujours en usage !

 

L’espélouquère (ou le dépouillement du maïs).

 

Le dépouillement du maïs est l’occasion de réunions vespérales ou nocturnes des plus animées et des plus joyeuses. C’est un amusement, presqu’une fête.

Les épis à dépouiller sont déposés en un énorme monceau, au centre de la grange. Des chandelles de résine éclairent d’une douce clarté blonde les travailleurs. Voisins et voisines sont accourus et, installés par groupes sympathiques, le travail se continue tard dans la nuit.

C’est cependant ces longues soirées que jeunes et vieux rivalisent dans le jeu des devinettes, la plupart inspirées et formulées instantanément ; c’est durant ces veillées interminables que l’on entend égrener un recueil de chansons qui vont s’oubliant, disparaissant devant les inepties rapportées du «beuglant» du chef lieu.

Des châtaignes bouillies dans leur peau (sabates), le vin nouveau (bi bourret), sont offerts et émoustillent les assistants. Adroitement lancé, un épis de maïs tombe sur une chandelle, plongeant dans une obscurité propice des groupes de travailleurs, provoquant des cris, des fâcheries passagères, des rires.

A Capvern, les séances quotidiennes de l’ «espélouquère» se clôturent par un bal.

(Source : Traditions & coutumes des Hautes Pyrénées de Norbert Rosapelly – Société Académique des HP Edition 1990 page 146)

 

L’ «espélouquère» à OURSBELILLE. VECU !

 J’avais 7 ans lorsque j’ai commencé à vivre toutes ces corvées, et ce, pendant plusieurs années, de 1950 à 1961, dans la ferme de mes grands-parents.

Le maïs ayant été ramassé, les tombereaux vidés dans l’étable, formait un cône de 2 à 3 mètres de hauteur. Les jeunes du village étaient donc invités un soir, pour «dégabouiller» cette montagne d’épis.

Assis sur des chaises ou des bancs de bois disposés autour de cette pile, ou bien assis carrément au sol, les jeunes gens formaient un rondeau joyeux duquel fusaient les plaisanteries, les rires et les chansons. Les beaux épis pouvant être mis en corde, gardaient leurs feuilles retournées, les autres rejoignaient les sacs et les paniers pour être montés au grenier. La feuille s’empilait derrière les gais travailleurs. Des corps de filles ou de garçons y tombaient dedans, car un plaisantin s’amusait à pousser ceux qui semblaient s’acoquiner….. !

Ensuite, tous ces jeunes s’asseyaient par terre, formant un rond tunnel de leurs jambes repliées et y faisaient circuler une savate qui devait être saisie par le ou la désigné(e), occupant le centre du cercle vidé de ses épis.

La soirée se finissait en chantant, avec les châtaignes et le vin «bourret», (vin nouveau) fraîchement tiré des tonneaux.

Ces soirées permettaient à certains et certaines de se retrouver, de se connaître mieux….. !  Ils se donnaient rendez-vous chez l’autre voisin pour le soir suivant, pouvant ainsi continuer l’idylle commencée….. !!!

Certains mariages seraient-ils la suite de ces soirées ???

  

Michel Chéoux le 18 décembre 2006.

  

            

 

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