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 Lettre à J. Boyer 

    Quand l'islam...    Les croisades...    Histoire médiévale Ibérique

 

 

Lettre à Jean Boyer...

Michel CHEOUX                                        

33160- St-Aubin de Médoc

                                   Monsieur le Docteur  Jean BOYER

                                   « St Jacques de Compostelle »

                                   aux bons soins des Ed.L’Etoile du Sud

                                               777, Chemin de Peyrebelle

                                               06560 – VALBONNE.

 

                                   Le 07 décembre 1999 

Pas obtenu de réponse. Courrier non remis à son destinataire ?

  

                        Objet : recherches d’ancêtres. 

 

Monsieur,

  

J’ai été attiré par votre ouvrage intitulé «Saint Jacques de Compostelle » édité par L’Etoile du Sud, pour des motifs bien précis, et je me permets de vous entretenir d’une énigme que je cherche a résoudre, sans savoir trop comment.

Aussi, fais-je appel aux compétences qui se découvrent au travers des ouvrages divers disponibles sur le marché. Les recherches engagées pour constituer un tel ouvrage doivent représenter un travail long et colossal et les connaissances acquises sur le sujet, permettre l’augmentation du savoir personnel de manière considérable.

De tous les ouvrages compulsés, le vôtre m’apporte des éléments très importants. Pour cette raison, mon courrier. Voici de quoi il s’agit.

 

Mes recherches d’ancêtres sur le patronyme que je porte, CHEOUX, m’ont amené à l’époque de Louis XIV. Toute la descendance a été quasiment reconstituée et a fait l’objet d’une micro-édition en 70 tirages pour les membres de la famille l’ayant sollicitée.

Au cours de l’année 1998, en octobre, Internet m’a permis de découvrir toute une branche patronymique identique, avec l’essentielle différence, que cette branche est noble, seigneuriale et établie en Belgique, dans le pays wallon. De 1400 à 1757~, la dynastie des DE CHEOUX a été établie par les historiens et érudits locaux.

Fort de cette information capitale et croyant MA branche originaire des Hautes-Pyrénées (Campan- Argelès-Bagnères….), l’arrivée subite de ces DE CHEOUX, révolutionne mes théories établies, et provoque le doute quant aux racines pyrénéennes.

Les CHEOUX pyrénéens ne seraient-t’ils pas des descendants des DE CHEOUX wallons ?

Diverses hypothèses émises, suppositions énumérées, listées, pour comprendre, quand, qui, comment, pourquoi, 2 patronymes rigoureusement identiques à 1200 km l’un de l’autre ne peuvent pas être le simple fruit de coïncidences. Un historien haut pyrénéen m’affirmant l’inverse (Pure coïncidence !!) alors que de très nombreux évènements historiques ont permis les migrations des populations à travers l’Europe et même au-delà.

J’en appelle aux historiens faisant référence, qui confirment dans leurs ouvrages, ces déplacements : les croisades, les guerres diverses et nombreuses, les famines, les maladies, les voyages médiévaux, et les pèlerinages….. que vous avez étudiés.

Dans les très nombreuses hypothèses émises, je n’en retiens que 2 pour l’instant, qui s’approchent au plus près de mon enquête.

La première, suite à la lecture d’un ouvrage sur GASTON FEBUS de M. Pierre TUCOO-CHALA, éminent spécialiste du Moyen Age, le seigneur béarnais a fait un voyage en Prusse, en 1327 et 1328, pour aller chasser le rêne. A l’aller et au retour, il a embarqué et débarqué à Bruges et Anvers, traversé la Belgique. Ce voyage a pu le placer en situation de rencontre avec des DE CHEOUX, qui sont nobles, seigneurs, donc chevaliers (instruits, armés, équipés pour escorter vu l’insécurité de l’époque), d’où la possibilité de migration de 1 ou 2 ou 3 de Chéoux, jusqu’en Béarn et Bigorre. Cette hypothèse est logique, mais fausse, dixit P. TUCOO-CHALA, contacté par téléphone. « Ce n’est pas Gaston Febus, mais Son père, Gaston II, qui a pu aider à cette migration. Pourquoi ? Parce que….

….le roi de France, Philippe VI est sollicité  en 1328, par le gouverneur des Flandres pour mater la révolte de ses sujets. Plusieurs seigneurs français montent avec leurs troupes à Cassel (départ. du Nord), le Comte du Luxembourg et d’autres seigneurs wallons se sont rangés aux côtés du roi de France, livrent bataille et exterminent 12000 flamands. Gaston II rentre en Bigorre avec des sujets belges (volontaires ou non) qui doivent peupler la bastide de TOURNAY construite en 1307 (entre Tarbes et Lannemezan). Information non confirmée par le Direct. des A.D. de Tarbes. Jusque là tout cela est possible.

Le réseau d’ancêtres connus d’ Argelès-Bagnères est à 10km, d’autres ont été découverts à Poumarous, à 6 km, d’autres à Chelle-Spou, à 4 km de ….TOURNAY ! ! Donc, un migrateur venant de Belgique, s’installant à Tournay ou dans ses environs immédiats, rien d’étonnant et parfaitement possible. Reste à découvrir le document certifiant ces hypothèses (emporté par les Anglais pendant la guerre de Cent Ans, ou brûlé par les Huguenots)

(thèses abandonnées)

La seconde, fait appel aux migrations provoquées par les pèlerinages à St Jacques de Compostelle. Voici mes éléments :

a) Les de Chéoux belges sont des croyants (5 curés et abbés ont été dénombrés), (thèse abandonnée car ces Chéoux sont connus à partir de 1400).

b) Un village situé au-dessus de Lourdes (H.P. et rien à voir avec les apparitions bien sûr) porte le toponyme de Chèous en l’an 1100 déjà (à 10/15 km d’Argelès-Bagnères par la montagne), (thèse encore possible)

c) Un lieu dit vient d’être découvert à 2 km du centre de …Mimizan : du Chéou ! ! (pas de thèse)

Voici mes suppositions :

Les diverses informations récoltées, me permettent d’émettre l’hypothèse que UN ou DES de Chéoux ont pu s’engager sur les chemins de St Jacques à partir de l’an 950/1000, s’installer au retour (ou à l’aller) dans des régions proches de ces voies (Mimizan – Jean Boyer) ou se perdre au pied des Pyrénées, se retrouver vers Toulouse et le Languedoc (Clément Urritibéhétti), s’installer et créer un hameau devenu un village (le village de Chèous existe dès 1100 –Jean Bourdette -1898), d’autant que des monarques ont crée des privilèges pour les retenir afin de peupler leurs communes (Patrick Huchet). (thèse possible)

Ce que vous écrivez aussi mais différemment dans votre chapitre VI »Les motivations personnelles et collectives »…..au va-nu-pieds on offrait des terres pourvu qu’il les cultive….en Flandre, le pèlerinage rachète l’adultère, l’inceste, le crime….300 habitants de Bruges/.. /pour obéir au  traité d’Arques…. etc…

Alors, vu l’ensemble des diverses informations et mes interrogations, je pose la question suivante à l’Historien :

Est-il possible que l’hypothèse seconde puisse être étudiée de manière approfondie, de façon à préciser qu’un de Chéoux wallon s’est établi dans les Pyrénées ?

Si cette réponse est positive, quels sont les moyens qui peuvent m’apporter la ou les preuves dont j’ai besoin. Où trouve t-on des archives accessibles et consultables, sans parler des traductions et déchiffrages.

Au cours de vos recherches, n’auriez vous pas manipulé un document, enregistré ce nom qui me concerne ? ?

Si, par hasard vous aviez une ou des informations, je sollicite votre concours d’expert, dans la mesure ou cela ne représente pas une contrainte supplémentaire pour le médecin.

Dans l’espoir que ma lettre retiendra quelque peu votre attention, je vous adresse tous mes vœux pour l’année nouvelle qui se présente.

Je vous prie d’agréer, cher Monsieur, l’expression de mes salutations respectueuses et distinguées.

 

P.S.

Pouvez vous m’accorder l’autorisation d’utiliser les passages de votre ouvrage qui pourraient accréditer ma thèse, développée dans mon étude «  L’Histoire des Nobles et Seigneurs de CHEOUX », document familial, non commercialisé. Tout comme le premier, en 70 exemplaires.

 

Mise à jour du 10 décembre 2006

 

Le patronyme, toponyme, hydronyme CHEOUX existe dans les lieux suivants :

village Chèous (1100), HP (Hautes Pyrénées) – ouvrage d’historien.

familles Chéoux à Argelès-Bagnères (1650) HP, généalogies.

familles Chéoux à Campan (1450), HP – généalogies.

village et familles nobles de Chéoux en Belgique (1250), généalogie & armoiries.

famille noble de Chéoux en Bourgogne (1536) pas de généalogie mais armoiries.

ruisseau Chéoux à Barbazan-Dessus HP (date ?) recherches.

lieu dit Chéou à Mimizan –Landes (date ?)

village Cheux dans le Calvados, (?)

familles Cheux en Mayenne (1600) généalogie & armoiries.

 

CONCLUSIONS :

Certaines de ces hypothèses ont été abandonnées du fait que le village de CHEOUX et des individus de CHEOUX existent en 1285 lors de la GUERRE DE LA VACHE en Belgique et que le village de CHÈOUS existe dès 1100  à 7 kilomètres de Lourdes, dans la vallée du Castelloubon.

S’il y a eu création du lieu CHÈOUS + migration vers CAMPAN, la migration de la Belgique vers les Hautes Pyrénées a eu lieu AVANT 1100.

 

Cette dernière hypothèse peut être soutenue grâce à

1-                           l’HISTOIRE de Guillaume Le Conquérant qui a colonisé l’ANGLETERRE après 1066 (bataille de Hastings),

2-                           et l’HISTOIRE des NORMANDS de NORMANDIE (dans lesquels se trouvent très certainement des WIKINGS suédois ou norvégiens) qui ont occupé et colonisé l’ITALIE du SUD et la SICILE dès 1043 jusqu’en 1200 environ (puis, domination germanique de Frédéric Barberousse).

Les CROISADES ont permis aussi de nombreuses migrations (sans retour parfois). Certains croisés se sont réfugiés en Provence ou dans les Pyrénées….. !

D’autres évènements guerriers étudiés n’ont pu nous mettre sur la bonne voie (prise de Pampelune, croisades des Albigeois, bataille du col de Panissar….etc.)

 

QUESTIONS :

 

1-                          Pensez-vous qu’un lien puisse exister entre les CHEOUX WALLONS et les CHEOUX HAUT-PYRENEENS ?

2-                          Pourriez-vous nous préciser des pistes qui nous permettraient de prouver ce lien ? (généalogies existantes, faits historiques, autres…)

 

 

Merci de nous donner votre point de vue sur le sujet à l’adresse ci après :

michel.cheoux@cegetel.net

ou

Michel CHEOUX

33 allée Les Fougères

33160 – Saint Aubin de Médoc.

  

Michel CHEOUX le 10 décembre 2006.

 

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Quand l'Islam était aux portes des Pyrénées...

 

QUAND L’ISLAM ETAIT AUX PORTES DES PYRENEES (2)

De Gaston IV le Croisé à la Croisade des Albigeois :

XI – XIII ème siècles.

De PIERRE TUCOO-CHALA*

Édition des Terres du Sud – 1994

Document corrigé

 

Relevé des passages permettant d’envisager des hypothèses de migrations de musulmans ou de mozarabes au cours des siècles du moyen âge.

Ce relevé, non exhaustif, nous permettra d’analyser la situation géopolitique suite aux invasions arabes, les  éventuelles conséquences sur les mouvements des populations.

 

Je cite P. TUCOO-CHALA  (ouvrage cité ci-dessus) :

 

Chapitre I –

ISLAM IBÉRIQUE, PYRÉNÉES et AQUITAINE vers la fin du XI è siècle.

Page 18 :

….Cette  situation est la conséquence de l’effondrement du royaume wisigothique d’Espagne du VIII è siècle sous les coups de boutoir des armées musulmanes venues d’Afrique du Nord entre 711 et 720…….tout l’espace wisigothique, y compris la Septimanie englobant le Roussillon et les pays de l’Aude, étaient passés sous le contrôle direct ou indirect des conquérants berbères fraîchement islamisés, encadrés par les Syriens au service de la dynastie des califes de DAMAS…..

….Cette première amorce de la Reconquista avait été en grande partie le résultat des dissensions interne du monde islamique. Jusqu’en 750, l’empire arabe dirigé par les califes Omeyyades de DAMAS n’avait cessé de s’étendre au point de contrôler un gigantesque arc de cercle des confins de l’Inde à l’Océan Atlantique…..

….Mais au milieu du VIII è siècle, cet empire arabe des Omeyyades de Damas avait cédé la place à un empire musulman dirigé par le clan des Abbassides qui transférèrent le califat à Bagdad…..

Page 19 :

…..Cette grave secousse interne coïncide avec l’arrêt des progrès de l’Islam en Occident et eut des conséquences encore plus graves par la suite.

Page 20 :

Un membre du clan omayade ayant échappé au massacre de sa famille, trouva refuge en Espagne, s’installa à Cordoue, franchit le dernier pas en se proclamant calife….l’unité du monde musulman était brisée politiquement et religieusement….

Page 23 :

….Par mozarabes, il faut probablement entendre ceux qui étaient en voie d’arabisation…..dans certaines régions, même si le latin demeurait la langue liturgique, des mozarabes étaient probablement arabisés, évitaient de manger du porc…..ces communautés mozarabes   d’Aragon avaient connu aux Xè et Xiè siècles une liberté religieuse qui semble avoir été totale. Ils avaient conservé leurs monastères, leurs paroisses rurales, leur évêque….leur situation changera vers le milieu du XI è siècle….un exode des mozarabes vers la montagne (au moment de la conquête de Huesca, il n’y avait plus  dans cette ville qu’une communauté fort réduite….

Page 24 :

…..Les populations étaient en augmentation dans les vallées de d’Echo, d’Anso près de Jaca, à la fois par suite d’un accroissement naturel et d’un afflux de réfugiés venant des pays contrôlés par les musulmans….

Page 31 :

…..Toujours dans le but d’accroître son autorité, CENTULLE V après avoir eu d’un premier mariage son héritier GASTON, épousa en secondes noces BEATRIX DE BIGORRE, entamant ainsi un processus, constant chez les BEARN, de rapprochement, voire d’absorption de la BIGORRE. Certes, à sa mort, le BEARN revint  à GASTON et la BIGORRE à CENTULLE né du second mariage ; mais à la fin du XI è siècle, le vicomte de BEARN et le comte de BIGORRE étaient demi-frères ; ce lien fit que de la  Terre Sainte à SARAGOSSE, ils combattirent toute leur vie côte à côte……

Page 33 :

…..Pour la première fois une « guerre sainte » ibérique bénéficiait d’une telle indulgence……

La seconde fut rassemblée par le duc d’AQUITAINE GUILLAUME VIII qui reçut en renfort des chevaliers normands, flamands, champenois, bourguignons…..ils traversèrent les Pyrénées par le SOMPORT….

Page 41 :

…..en novembre 1095…..GASTON de BEARN et son demi-frère CENTULLE de BIGORRE, répondirent presque immédiatement à l’appel du pape et prirent leurs dispositions pour partir en Terre Sainte.

 

Chapitre II –

GASTON de BÉARN : un CROISÉ EXEMPLAIRE.

 

Page 44 :

….en décembre 1095, le pape terminait sa lettre adressée aux Flamands par cette phrase : « Nous leur avons ordonné solennellement …..de participer à cette expédition… »

Page 49 :

….L’armée regroupant autour de GODEFROID de BOUILLON les LOTHARINGIENS (Rhénans, Wallons et Flamands) était arrivée en décembre 1096 dans les faubourgs de Constantinople……

Page 50 :

…..Toujours est-il  qu’en mai 1097, les Méridionaux rejoignirent les autres groupes armés sur la rive asiatique ; la croisade commençait véritablement. Raymond, Bohémond, Godefroid, Robert de Normandie, et les autres seigneurs comme le BEARNAIS et le BIGOURDAN

Page 56 :

……il serait intéressant de connaître, au moins de façon approximative combien de milites bigourdans et béarnais, combien d’hommes de pied accompagnaient GASTON et CENTULLE…une chose est sûre : jamais ne s’était ébranlée depuis l’OCCIDENT vers l’ORIENT une telle masse de combattants et de non combattants…..

Page 68 :

….La Chanson d’Antioche écrite tardivement décrit l’approche des Croisés face aux Turcs : « Ensuite chevauchent PROVENCAUX et GASCONS, ASPOIS et OSSALOIS, ceux du côté d’OLERON avec eux les SAINTONGEAIS….

Page 71 :

…..Nous savons que GASTON de BEARN se retrouva dans l’avant garde de l’armée en marche vers Jérusalem, en compagnie cette fois des LOTHARINGIENS……

Page 74 :

…..Le duc GODEFROID, le duc de NORMANDIE, le comte de FLANDRES, avaient avec eux un vaillant guerrier très courageux et très avisé : c’était GASTON de BÉARN……

Page 75 :

…..il y eut plusieurs types de machines de construites : des balistes et des tours roulantes….ce château était disposé et construit sur quatre roues. A l’étage supérieur se trouvaient plusieurs chevaliers et EVRARD qui sonnait très fort de la trompette….

Page 76 :

…..le dispositif militaire fut le suivant : FLAMANDS et LOTHARINGIENS……plus à l’Ouest, les NORMANDS…..face aux tours les GASCONS et d’autres NORMANDS….. c’est là que GASTON de BÉARN assumait un commandement……

Page 81 :

…..pour achever son pèlerinage, GASTON devait revenir en son lointain BÉARN……il s’embarqua à Constantinople à la fin du mois de septembre 1099 à Laodicée en belle compagnie, avec le comte de FLANDRES et le duc de NORMANDIE…..

 

Chapitre III –

GASTON le CROISÉ et ALPHONSE le BATAILLEUR à l’ASSAUT de SARAGOSSE.

 

Page 91 :

…..Pour renforcer leurs positions dans les zones frontalières, les rois ibériques, et particulièrement ALPHONSE 1er d’ARAGON, accordèrent de nombreux avantages à tous ceux qui voulaient s’y installer en contrepartie d’un service armé à cheval sans limite de temps.

Page  93 :

 ….Un puissant mouvement commença à se dessiner du nord vers le sud. Les seigneurs aquitains, GASTON de BÉARN au premier rang d’entre eux, ne pouvait que s’intéresser à ce qui se passait dans le bassin de l’EBRE…..ils avaient intérêt de toute façon à participer au mouvement, au moins pour le canaliser…..

Page  96 :

…..pour mener à bien cette expédition, ALPHONSE mobilisa ses forces aragonaises et navarraises, fit appel au concours des contingents catalans et bénéficia de l’appui de GASTON de BÉARN ainsi que de son demi-frère CENTULLE de BIGORRE et de leurs chevaliers. Les troupes se concentrèrent dans la plaine de l’EBRE, près d’AYERBE au débouché de MALLOS de RIGLOS……

…..un document d’archives atteste  sa présence (ALPHONSE) avec GASTON  et CENTULLE dans les faubourgs de Saragosse, le dimanche 8 juillet 1117…..

Page 99 :

…..GASTON était tout désigné pour organiser le siège de Saragosse. Il accueillit en BÉARN les contingents venus du Nord des Pyrénées, franchit le SOMPORT….

Page 100 :

…..Les DOCUMENTS CONSERVÉS PERMETTENT de CONNAITRE les NOMS de BON NOMBRE des CHEVALIERS qui se  REGROUPERENT en BÉARN autour de GASTON avant de franchir le SOMPORT après une halte à Sainte Christine.

Page 105 :

….La charte de capitulation permettait aux musulmans ayant décidé de rester de conserver leur législation, leurs administrateurs…..de même ils ne seraient pas obligés d’héberger quiconque et pourraient continuer à envoyer pâturer  leur bétail sur les terres appartenant désormais au roi sans avoir à payer un impôt autre que celui qu’ils versaient déjà aux anciens propriétaires musulmans.…

….on dit que le nombre de personnes qui quittèrent alors Saragosse dépassa les 50 000, petits et grands, femmes et barons….Le roi leur demanda de montrer les richesses emportées ; il s’abstint de leur prendre quoi que ce soit et leur dit : « MAIS MAINTENANT VOUS POUVEZ PARTIR OÙ CELA VOUS PLAIRA EN TOUTE SÉCURITÉ »

Page 106 :

….le chroniqueur musulman exagère quand il parle de 50 000 émigrants…..Des documents ultérieurs donnent à penser que seuls les dirigeants, les membres des couches les plus élevées et les militaires partirent…..que dans la campagne des paysans soient restés sur place si bien que pendant des années, les chrétiens s’y trouvèrent en minorité….

 

Chapitre IV –

Le TEMPS des CHEVAUCHÉES, VICTOIRES, DÉFAITES et MORTS.

Page 113 :

…..ALPHONSE d’ARAGON jugea nécessaire d’obtenir des renforts supplémentaires et fit appel à d’autres GASCONS qui acceptèrent de rejoindre les BEARNAIS, les BIGOURDANS, LES NORMANDS déjà engagés à ses côtés.

Page 122 :

GASTON de BIGORRE recevait donc RODA et sa vallée…. En échange il devenait vassal du roi, qu’il devait servir en permanence en Espagne, avec une troupe de 200 chevaliers châtelains. Ainsi la BIGORRE entrait dans la mouvance du royaume d’ARAGON…

Page 126 :

…..même si  dès le départ il ne s’était pas agi d’installer en plein cœur de l’Andalousie une principauté satellite du royaume d’Aragon, une autre possibilité  retenait l’attention du BATAILLEUR : provoquer un afflux de mozarabes vers les terres reconquises pour en assurer la repoblacion et ne pas être pour cela entièrement  tributaire des colons venus du Nord des Pyrénées.

Page 128 :

…..le complot formé par les chrétiens de Grenade avait été découvert……le gouverneur d’Espagne ABOU I TAHIR TEMÎN IBN YOUSOF qui résidait à Grenade, voulut alors les jeter en prison ; mais force lui fut de renoncer  à son dessein. Certains chrétiens profitèrent des circonstances pour se glisser , en suivant des routes différentes, dans le camp du roi, tandis que les troupes Musulmanes marchaient de toute part vers le gouverneur….

….Arrivés devant Grenade le 7 janvier 1126, ALPHONSE ET GASTON n’eurent d’autre ressource que d’installer leur campement et de faire face  aux problèmes de ravitaillement d’une armée grossie de réfugiés mozarabes au point  qu’Ordéric Vital affirme qu’il avait 50 000 personnes sous ses ordres.

Page 131 :

…. Cette expédition eut de graves conséquences pour la communauté mozarabe. Les almoravides instruits par l’expérience décidèrent d’en déporter un grand nombre  au MAROC ; une partie avait péri ; certains furent capables de suivre les chevaliers jusqu’à la fin  et contribuèrent au repeuplement de la vallée de l’EBRE…..

….en premier lieu proclamait « ALPHONSE, empereur par la grâce de DIEU,  « TOUS LES CHRETIENS MOZARABES QUE J’AI SOUSTRAITS AU POUVOIR DES SARRASINS, SERONT DES HOMMES LIBRES ET VIVRONT EN TANT QUE TELS SOUS LA PROTECTION PARTICULIERE DES FUEROS. ILS SERONT INSTALLES DANS LES VILLES OU DES CAMPAGNES, SUR DES TERRES ROYALES….

ENFIN, ILS RECEVAIENT LE DROIT, D’ALLER, VENIR OÙ VOUS VOUDREZ PAR TOUTES MES TERRES, LIBREMENT ET EN SECURITÉ AVEC VOS BIENS CE QUE NUL NE VOUS FORCE A QUOI QUE CE SOIT NI NE VOUS FASSE DU TORT ».

 

Page 139 :

….Les morts de GASTON le CROISÉ de BÉARN le 24 mai 1131 et d’ALPHONSE le batailleur le 7 septembre 1134 mirent fin à une phase décisive dans l’histoire de la Reconquista de la vallée de l’EBRE et dans les relations de plus en plus étroites entre les deux versants des Pyrénées occidentales et plus particulièrement entre BÉARN , ARAGON  et NAVARRE. Moins d’un demi siècle plus tôt, confinés dans les hautes vallées pyrénéennes, les Aragonais pouvaient se rappeler la médiocrité de leurs conditions d’alors….

…. ALPHONSE 1er avait plus que doublé la superficie de son royaume et changé radicalement le contenu humain. Au noyau primitif s’étaient ajoutées des populations d’ORIGINES DIVERSES aussi bien MUSULMANES assurant l’essentiel des travaux agricoles dans les pays reconquis, que « FRANCAISES venues du nord des PYRÉNÉES, sans oublier le maintien des COMMUNAUTES MOZARABES qui gardèrent encore quelque temps leur autonomie……

Page 140 :

….alors qu’au commencement der leur collaboration  BEARNAIS et ARAGONAIS étaient des alliés placés sur un pied d’égalité, la disproportion des forces était devenue énorme ; ceci explique en partie l’évolution ultérieure qui transforma le BÉARN de pays allié en pays vassal, comme la BIGORRE…..

Page 141 :

….Disposant dans ces conditions d’une puissance capable de tenir tête à la CASTILLE, les successeurs d’ALPHONSE purent alors se lancer dans un autre grand dessein que le BATAILLEUR avait d’ailleurs esquissé par ses interventions au nord des Pyrénées :

RASSEMBLER DANS UN ENSEMBLE MULTIFORME LES POPULATIONS INSTALLEES DE PART ET D’AUTRE DE LA CHAINE, ENTRE EBRE et GARONNE.

 

Chapitre V –

BEARN et AQUITAINE entre les COURONNES de FRANCE, d’ANGLETERRE et d’ARAGON au TEMPS de l’ESPAGNE ALMOHADE (1134-1196).

 

Page 144 :

….Comme la BIGORRE, tout en faisant partie géographiquement de l’AQUITAINE placée dans la dépendance des Capétiens, rois de France, le BÉARN a basculé complètement vers le sud…. quant à l’Espagne musulmane , elle est passée des mains des ALMORAVIDES dans celles des ALMOHADES….

Page 145 :

…..quelle était donc cette CATALOGNE qui avait commencé à bâtir un ensemble politique de part et d’autre des Pyrénées, ensemble renforcé par son union avec l’ARAGON ?

….Cette région avait été la première reprise par les CAROLINGIENS aux musulmans à la fin du VIIIè et au début du IXè siècle….

…..au  lendemain des fiançailles de Raymond-Bérenger avec Pétronille d’Aragon, les TOULOUSAINS se retrouvèrent seuls face aux ambitions catalanes confortées par le contrôle de la BIGORRE et l’alliance matrimoniale du nouveau vicomte de BÉARN avec la maison de BARCELONE.

Page 156 :

….Raymond-Bérenger ne renonçait pas  pour autant à ses projets. Plus que jamais il manœuvrait à partir de la BIGORRE et du BÉARN où le jeune GASTON V, continua à gouverner selon les désirs du CATALAN…… ALPHONSE, fils de ALPHONSE 1er poursuivit et amplifia la politique de son père…..un de ses succès les plus importants fut l’incorporation du BÉARN aux pays de la couronne d’ARAGON.

 

Chapitre VI -

DROIT et SOCIETE au TEMPS  des FORS de BÉARN.

 

Page 167 :

….Au sud des Pyrénées, le repeuplement des terres reprises à l’ISLAM, la mise en défense des « extramadures »….conduisent les souverains à accorder aux colons-soldats qui acceptaient de tenter l’aventure des conditions particulièrement favorables qui se traduisaient par une promulgation de chartes de franchises appelées Fueros….

….sans que nous sachions bien pourquoi…. au nord des Pyrénées, il fut question de Franchises et de Coutumes, en BÉARN et BIGORRE, ce fut le terme ibérique wisigothique qui s’imposa. Comme ces deux entités ont été englobées dans les pays de la Couronne d’ARAGON, il serait tentant d’en conclure que FORS de BÉARN et de BIGORRE ne seraient qu’une adaptation, de l’autre côté de la crête montagnarde, des pratiques attestées au sud. L’affaire est beaucoup plus complexe…..

 

Chapitre VII –

Les CHEMINS de SAINT-JACQUES et  l’INTEGRATION des PYRÉNÉES  OCCIDENTALES dans l’EUROPE.

 

Page 188 :

….Ces chemins furent empruntés par des commerçants, des hommes et des femmes à la recherche de meilleures conditions de vie aux confins de terres nouvelles où les rois ibériques les attiraient ; les PAYS de l’ADOUR retrouvèrent alors, comme au temps de Rome, leur fonction de lieu de jonction entre le BASSIN AQUITAIN et le BASSIN de l’EBRE……ces chemins furent associés à la « repoblacion »  des terres du nord de la péninsule et à l’accroissement des échanges commerciaux…..ils furent également un véritable laboratoire artistique où s’entrecroisèrent les influences venues aussi bien du nord que du sud ; la diffusion de l’art et de l’esthétique  romane fut un autre facteur d’intégration des PAYS de l’ADOUR dans l’EUROPE OCCIDENTALE.

 

L’ÉMIETTEMENT FÉODAL  des PYRÉNÉES  au XI è SIÈCLE.

 

Page 206  à 209:

…..A cette date (1129) la  seconde phase était commencée….elle fut la conséquence de la conquête de SARAGOSSE et de la HAUTE VALLÉE de l’EBRE. Cette fois les nouveaux venus ne disposèrent pas d’un FOR particulier et s’installèrent dans les villes ou dans les alentours au milieu d’autres habitants. Ce second flot, entre 1118 et 1130 fut avant tout constitué par des FRANCOS venus participer aux opérations militaires et récompensés par l’octroi de maisons ou de terres….GASTON de BÉARN fut chargé des opérations de répartition…..les noms des bénéficiaires : Garsie Forton d’Aspe, Guilhem et Gassion d’Oloron, Raimond de Morlaas, Arnaud de Lavedan, Arnaud de Tarbes, Vidal Gasco, Gasco de Saint-Pierre, Vidal, RAOUL et Sans de Condom, Gassion d’Agen , Bonet, , Gauthier, Raimond et Guilhem de Bordeaux, Giraud de Narbonne, Arnaud de Montpellier, Bernard de Saint-Pons…

…..la liste des méridionaux installés dans les PAYS de l’EBRE s’enrichit de nouveaux noms : Fort d’Aspe, Donat de Morlaas, Guilhem de Tarbes,  Raymond de Lourdes, Etienne de Toulouse, Guilhem de Limoges,

à TUDELE, Raymond de Bayonne, Guilhem de Codom,  Gassion de Bénac, Jean de Toulouse, Bernard de Cahors,

à HUESCA, Jordan et Auger de Barèges, Raimond de Morlaas, Raimond de Bouglon, Garsie d’Aure, Pierre de Morlaas, Barthélémy de Toulouse…..sans parler des « pobladores » venus du Poitou et du Limousin….

….En recoupant toutes ces informations fournies par l’anthroponymie, force est de constater que les noms de lieux d’origine des migrants qui reviennent le plus souvent sont : Morlaas, Condom, Toulouse, Cahors, Limoges, cela ayant permis à CHARLES HIGOUNET de proposer une carte indicative de ces mouvements de population. BÉARN, BIGORRE, CONDOMOIS apparaissent comme des zones d’émigration essentielles…..nous retrouvons ici un secteur géographique qui correspond à la zone d’influence des vicomtes de BÉARN à travers la GASCOGNE centrale et occidentale.

……Ceux-ci jouèrent (les rédacteurs de for) un rôle essentiel pour mieux intégrer cette zone marginale constituée par les PAYS DE L’ADOUR au sein de l’EUROPE OCCIDENTALE de la fin du XI è et du début du XII è siècles. Le processus d’EUROPEANISATION commencé au SUD DES PYRENEES, par Sancho el Mayor autour de l’an Mil, s’est donc poursuivi tout au long du temps de la « Reconquista ».

 

Page 210 :

….Le but n’est pas ici d’étudier cet art roman pour lui-même, mais de répondre à la question déjà posée : dans quelle mesure le BÉARN ne fournit-il pas un bon exemple de l’INTERPÉNÉTRATION DES INFLUENCES VÉHICULÉES LE LONG DES CHEMINS DE COMPOSTELLE, par les artistes intinérants, influences circulant dans TOUS SENS, de la péninsule ibérique vers le France et  réciproquement…..

….il faur rappeler que c’est autour de 1080 que furent ouverts les chantiers majeurs : Compostelle, Léon au sud des Pyrénées, SAINTE Foy de Conques et Saint-Sernin de Toulouse…..

 

Chapitre VIII -

LE TEMPS de la CROISADE CONTRE  les ALMOHADES et les ALBIGEOIS - (1196-1229)

 

Page 231 :
….ceux qui vinrent d’outre-Pyrénées furent jusqu’à 2000 chevaliers avec leurs écuyers,  10000 sergents à cheval et 50000 sergents sans cheval….

 ….il ne restait plus qu’à ses alliés et vassaux à se tourner vers la papauté pour obtenir son pardon. C’est ce que fit GASTON VI. Il avait  installé une garnison aragonaise à LOURDES afin de verrouiller les pays de l’Adour à l’armée des Croisés…..

 

BIBLIOGRAPHIE page 247:

Dans le véritable océan de Livres suscité par l’hérésie cathare et la croisade des Albigeois, il suffit de renvoyer au travail de MICHEL ROQUEBERT, « L’épopée cathare, TOULOUSE, Privat, 4 volumes publiés de 1970 à 1989.

Sur les rapports entre les chrétiens et les musulmans qui eux aussi ont fait l’objet de multiples ouvrages la meilleure synthèse à la portée des non spécialistes est celle de JOSEPH PEREZ dans L’Histoire, n° 137 « Chrétiens, Juifs et Musulmans en Espagne, le mythe de la tolérance religieuse, VIII -  XV  siècles ».

 

Chapitre IX 

LEGENDE – LITTERATURE – HISTOIRE :

 

Page 270 :

…..Comme

les marchands suivent toujours les guerriers et les pèlerins, au XIII è siècle, malgré le désengagement politique de leurs vicomtes dans la péninsule ibérique les BÉARNAIS bénéficiant d’un préjugé favorable facile à expliquer, commencèrent à jouer un rôle d’intermédiaire entre l’ARAGON, la NAVARRE et les PAYS de l’ADOUR. Peu à peu ils étendirent leur action à l’ensemble du bassin de l’EBRE jusqu’à BARCELONE, assurant une partie non négligeable des échanges entre ce bassin et celui de la GARONNE.

 

 

NOMS ARABES :

ALCHAYDE ABU ALIMEN page 107

RIBATS ou RABITAS page 117

TACHFIN page 126

CAIFAIRI page  126

IBN GANYA page 137

IBN MARDANIS page 155.

 

SYNTHESE DES RELEVES CI-DESSUS.

CONCLUSIONS et HYPOTHESES

 

 

Cet ouvrage a été étudié dans le but de déterminer les éventuelles hypothèses de mouvements migratoires de populations arabo-ibériques, ayant pu produire  des individus, géniteurs de descendants actuels de CHEOUX  ou de porteurs de patronymes déplacés par ces envahisseurs.

A la lecture des relevés de l’ouvrage de Pierre TUCOO-CHALA, dont les pages ci-dessus, nous constatons que l’Espagne MUSULMANE et de la France CHRETIENNE ont été liées intimement, l’HISTOIRE et par la GEOPOLITIQUE ayant décidé du destin des populations  à partir de l’an 720  ou 750.

 

 

Dès l’an 711 / 720, les ARABES contrôlent le SUD de l’EUROPE, jusqu’au ROUSSILLON et l’AUDE. Les OMAYADES puis les ABASSIDES, apportèrent leurs cultures.

Une exode, vers les montagnes,  des communautés de MOZARABES d’ARAGON des X et XI è siècles, augmenta les populations, et cet afflux de réfugiés fut contrôlé par les MUSULMANS.

 

Les divers évènements historiques permirent le mélange et le brassage des FLAMANDS, des WALLONS, des RHENANS (Lotharingiens) aux BEARNAIS et aux BIGOURDANS.

Les rois ibériques accordèrent de très nombreux avantages à tous ceux qui voulaient s’installer près des zones frontalières.

La charte de capitulation permettait aux MUSULMANS ayant décidé de rester, de conserver religion, législation, administration, et de partir OU IL LEUR PLAIRAIT D’ALLER EN TOUTE LIBERTÉ.

Pour repeupler les régions, dans l’afflux de populations, certains chrétiens se faufilèrent dans le camp du roi….

Il y eu des MELANGES de populations d’ORIGINE et d’ARABES , dans des rassemblements de part et d’autre de la chaîne des PYRENEES, entre EBRE et GARONNE…..

Les chemins de SAINT JACQUES DE COMPOSTELLE attirèrent des gens du NORD et du SUD, circulant dans tous les sens…..

Les « FRANCOS » furent récompensés par l’octroi de maisons et de terres…..

Gaston VI AVAIT INSTALLÉ UNE GARNISON  ARAGONAISE  à LOURDES……

Ces diverses notes nous permettent d’envisager que des  individus venant du SUD (Ibères et musulmans mélangés) ont pu très bien s’installer dans nos régions pyrénéennes (ARIEGE, BIGORRE BEARN) sans aucune difficulté, vu les mesures prises  et les avantages alloués par monarque aragonais et seigneurs béarnais et bigourdans.

Elle nous permettent de penser que UN ou DES « Ibn »  XCEUX, CIADOUX, SAYOUX, d’origine ibéro-arabo-mozarabe EST PEUT-ETRE NOTRE ANCETRE CHEOUX.

L’étude du nom en OMAYADE est à faire. Peut-elle nous apporter quelque chose ?

 

Une interrogation se pose cependant :

Les déplacements vers le SUD, des FLAMANDS, WALLONS et RHENANS, ne peuvent-ils pas être à l’origine du nom des CHEOUX dans les PYRENEES ?.

Ce nom de CHEOUX, est-il vraiment un nom du SUD ? ou bien serait-il descendu du NORD au cours de cette période moyenâgeuse, avec ces guerriers Lotharingiens, Flamands ou Wallons? ?

 

Sa sonorité n’étant pas nordiste, nous pensons plutôt le contraire !

 

Clôture de cette analyse

par Michel Chéoux le 15 février 2002 .

 

Le 13 juillet 2005, j’ai été contacté par e mail par Madame Aimée INGEVELD de Waterloo (Belgique) qui semble avoir «ses idées» sur le sujet, vu qu’elle a étudié de nombreuses familles nobles du Nord de la France et de la Belgique.

La possibilité d’un lien entre les CHEOUX hauts-pyrénéens et wallons n’est pas à exclure.

Depuis le 13/07, nous travaillons à la collecte d’informations sur les familles alliées aux CHEOUX wallons dans l’espoir d’y trouver un élément important pouvant donner une piste de recherches.

 

Ses travaux très importants, ne nous ont pas permis encore de trouver « notre CHEOUX voyageur » dans les familles et époques ratissées.

Info. IMPORTANTE cependant : il semblerait qu’un ou des CHEOUX aient participé à la ‘Guerre de la Vache » en 1280.  Ce patronyme serait donc en Belgique bien AVANT cette date.

 

Si les CHEOUX sont montés du Sud grâce aux invasions arabes, nos racines peuvent donc être arabes.

Si les CHEOUX sont descendus du Nord grâce aux évènements guerriers ou autres évènements, alors nos racines peuvent être germaniques, luxembourgeoises ou autres, vu les nombreuses mutations géopolitiques de cette région.

Le mystère reste donc entier au 29 août 2006.

Nous continuons à chercher. Merci AIMEE  pour votre travail et votre aide !

 

Clôture du document le 26 août 2005.

Relecture et adjonction de certaines infos le 29 août 2006.

Michel CHEOUX

 

** Pierre TUCOO-CHALA est domicilié à PAU et est LE spécialiste du MOYEN AGE. (son ouvrage : GASTON FEBUS, un grand prince d’Occident au XIVè siècle – Marrimpouey Jeune 1976).

Je lui ai téléphoné en 1999, au sujet de l’expédition de GASTON FEBUS en Russie et de la migration d’un CHEOUX Wallon vers les Pyrénées. Il me répondit « que c’était son père GASTON II qui avait ramené des FLAMANTS pour peupler la bastide de Tournay….. » (sic).

Suite à la lecture de son ouvrage, je me suis empressé de téléphoner au Conservateur du Château de Mauvezin dans les Baronnies, pour savoir si les armoiries - les 3 roses au chien courant - des DE CHEOUX n’étaient pas gravées dans une pierre du château….Réponse : « Rien de cela n’est au château…. ! »

 

Cette hypothèse pourrait être remise en question si nous trouvons le migrant au cours de cette époque….

Nous avons trouvé les premiers CHEAULX à Campan sur un acte judiciaire de Bagnères de 1480 environ.

De 1350 (voyage de Febus) à 1480, nous n’avons que 130 ans, qui ne représentent que 6 ou 7 générations……qu’il faudrait retrouver à Campan ou dans les environs.

 

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Les croisades...

 

UNE HYPOTHESE OUBLIEE : LES CROISADES.

 

****

Les mouvements de populations ont existé de tous temps. Les diverses hypothèses qui sont développées dans les pages précédentes, en démontrent certains.

Cependant, les évènements religieux des XI, XII et XIIIè siècles ont provoqué des expéditions militaires pour délivrer la ville de JERUSALEM et des lieux Saints sous domination islamique depuis le VIIè siècle.

Huit croisades se déroulèrent de 1096 à 1291.

Au début, les pèlerins se firent massacrer, puis les chevaliers prirent la relève et s’emparèrent de la Palestine, où ils durent rester pendant 2 siècles avant d’être expulsés.

 

La 1ère Croisade :

         La ferveur soulevée par URBAIN II gagna les milieux populaires et la levée en masse des artisans, marchands, laboureurs, seigneurs, barons, abandonnant tous leurs biens, emmenant femmes et enfants…. Ainsi, des villages entiers se dépeuplèrent et beaucoup de croisés partirent sans idée de retour……

 

La 2ème Croisade :

         A partir de 1131, date de la mort de BAUDOUIN II, les crises qui menaçaient la paix dans les états féodaux établis en Terre Sainte s’aggravèrent. Le pape EUGENE III fit appel à LOUIS VII. Le 31 mars 1146, Bernard de CLAIRVAUX prêcha à Vézelay et souleva l’enthousiasme de la foule. Ensuite il se rendit en GERMANIE, où l’empereur CONRAD III accueillit sans entrain l’idée de se battre dans le lointain Orient. Ainsi commença une nouvelle guerre sainte, vouée à l’échec, les 2 souverains ne s’entendant guère. Mais ils partirent séparément

En 1148, ils attaquèrent la ville de DAMAS. Une armée puissante, formée de Français, de Germains et de troupes des divers barons de Palestine, dut renoncer face à une armée turque déterminée à se battre. Il fallut renoncer au but même de l’expédition.

CONRAD III rentra en Germanie au printemps 1149, LOUIS VII regagnait la France en avril de la même année.

 

La 3ème Croisade :

Elle fut entreprise à la suite des conquêtes de SALADIN, sultan d’Egypte et de Syrie ; il voulait réunir les terres morcelées des musulmans en un seul état. Il s’empara de Damas, Homs, Hama, puis il décida de se battre contre les Francs, qui, subissant de graves défaites obtinrent une trêve en 1180, qui fut rompue en 1181 par un chevalier franc avide de richesses, RENAUD DE CHATILLON, qui pilla une caravane de SALADIN.

La guerre reprit aussitôt. En 1183, il s’empara de plusieurs forteresses. En 1187, se déroula la bataille de Hâttin où les chevaliers francs furent encerclés, massacrés, capturés. SALADIN était maître de la Terre Sainte. Il arriva devant JERUSALEM qui se rendit le 2 octobre 1187.

L’empereur Frédéric BARBEROUSSE prit la route à la tête d’une armée de 100 000 hommes (?), remporta la victoire d’Iconium en Anatolie sur le sultan turc, mais périt noyé en traversant le Salef en Cilicie. L’armée, éprouvée et victime d’une épidémie se dispersa et repartit pour l’Europe. Seuls quelques chevaliers restèrent avec le duc Frédéric de SOUABE, fils de l’empereur, pour participer au siège de Saint-Jean d’Acre qu avait commencé en 1189.

En juillet 1190, RICHARD CŒUR DE LION, roi d’Angleterre et PHILIPPE II de France arrivèrent par voie de mer. Dans le conflit, Acre affamée capitula en juillet 1191.

Une trêve fut conclue le 2 septembre 1192 : les Francs gardaient la côte de Thyr à Jaffa, la liberté du pèlerinage était garantie aux chrétiens qui se rendaient à Jérusalem, et aux musulmans allant à la Mecque.

SALADIN mourut malade et épuisé en 1193. Ni les Francs affaiblis, ni les Turcs ne souhaitaient poursuivre une guerre incertaine de part et d’autre.

 

La 4ème Croisade :

Elle fut la plus tragique, car au lieu d’aller délivrer la Terre Sainte, elle ne combattit que des chrétiens.

Les croisés partirent par mer, et ayant conclu un marché avec la ville de Venise qui se chargeait de transporter les troupes contre 85 000 marcs d’argent et la moitié des conquêtes qui seraient faites en Occident. Mais les Croisés, moins nombreux que prévu ne purent verser que 51000 marcs. Venise imposa de nouvelles conditions : l’aider à s’emparer du port de Zara occupé par le roi de Hongrie. En novembre 1202, la ville se rendit et fut pillée par les Francs. Le pape excommunia les Vénitiens et les Francs. Au printemps 1203, la Croisade reprit la mer, débarqua à Corfou, le 24 juin mit le siège devant Constantinople qui fut pillée, incendiée, ravagée. Le Comte BAUDOUIN  de FLANDRE fut porté en triomphe et choisi comme souverain du nouvel empire latin ; les autres barons se partagèrent les différents royaumes.

En 1261, Michel PALEOLOGUE réussira à reprendre Constantinople et à rétablir l’Empire byzantin qui survivra pendant  près de 2 siècles.

 

La Croisade des Enfants :

Elle fut une extraordinaire expédition entreprise par de jeunes français et de jeunes allemands qui rêvaient de partir à la reconquête de Jérusalem.

En 1212, dans la région de Vendôme, un jeune pâtre, ETIENNE, affirma que Dieu lui était apparu sous les traits d’un pauvre pèlerin et lui avait demandé de tout faire pour reprendre le Saint-Sépulcre. Le petit berger rassembla autour de lui une troupe que l’on peut estimer à quelque TRENTE MILLLE enfants, presque tous pauvres. Le groupe demanda l’aide du Roi et malgré l’hostilité, la plupart des enfants continuèrent sur Marseille pour s’embarquer.

Sept grandes nefs furent affrétées, 2 d’entre elles sombrèrent dans une terrible tempête, les 5 autres se rendirent à Alexandrie, où les capitaines vendirent les enfants à des chefs Sarrasins ou à des marchands d’esclaves.

A la même époque, en Allemagne, se forma une autre croisade de 10 000 à 20 000 enfants qui se rendit en Italie ou elle fut mal accueillie. Refoulés à Gênes, ils tentèrent de regagner Rome où le pape les blâma avec violence. Puis ils voulurent regagner l’Allemagne, souffrant de froid et de faim, la plupart d’entre eux moururent en chemin.

 

La 5ème Croisade :

En 1213, elle fut prêchée par INNOCENT III, sous prétexte qu’une forteresse, construite par les musulmans sur le Mont Thabor, dominait la plaine d’Acre.

L’expédition se déroula essentiellement en Egypte de 1217 à 1219. Elle était constituée de Hongrois et d’Autrichiens. Après certaines péripéties elle sombra dans l’échec.

 

La 6ème Croisade :

Elle se déroula sur 2 années, de 1228 à 1229. Elle fut dirigée par l’empereur FREDERIC II de HOHENSTAUFEN, qui avait épousé en 1225, Isabelle, fille de JEAN de BRIENNE.

FREDERIC préférait la diplomatie aux combats, mais il tarda trop à partir. Le pape l’excommunia et lui interdit même de se rendre en Terre Sainte. Il prit quand même la route à la demande de son «ami», le sultan d’Egypte al KAMIL, neveu de SALADIN, qui était en conflit avec son frère. Après 5 mois de négociations, un traité fut signé le 11 février 1229 : Jérusalem fut rendue au royaume latin, ainsi que Nazareth, Bethléem, Toron et Sidon. La ville Sainte était déclarée ouverte : les musulmans conservaient l’emplacement du temple avec les mosquées d’Omar et al-Aqsâ ; les chrétiens reprenaient le Saint-Sépulcre.

FREDERIC II ayant rétabli le Royaume de Jérusalem par la diplomatie, fut couronné roi de Jérusalem le 18 mars 1229, et regagna l’Occident.

 

La 7ème Croisade :

En 1244, les héritiers du sultan al-Kamil, divisés, reprirent définitivement la ville sainte et battirent l’armée franque à Gaza en 1245. Le pape Innocent IV lança alors un appel pour une 7ème  croisade à laquelle répondirent le roi de France, des barons anglais et le prince de Morée.

SAINT-LOUIS en prit le commandement. Il était accompagné de ses 2 frères, le comte d’Artois et le comte d’Anjou, ainsi que de sa femme Marguerite.

Le 25 août 1248, la flotte de Francs, 38 gros vaisseaux, prit la mer à Aigues-Mortes. Après un regroupement à Chypre, la flotte reprit la mer le 13 mai 1249 et fut éparpillée par une énorme tempête : des vaisseaux revinrent à Limassol, d’autres furent emportés vers les rivages de Syrie. Le 4 juin, les galères royales parvinrent en vue de Damiette, où SAINT-LOUIS décida un débarquement immédiat. Les habitants ayant fui, il rentra dans la cité silencieuse le 6 juin, sans combattre.

Pour délivrer les lieux saints, il dut détruire l’armée égyptienne. Après de rudes combats contre l’émir Fakr-ed-Dine, il put traverser le bras d’Achoum le 2 février 1250. Surpris, les Sarrasins n’eurent pas le temps d’organiser leur défense et battirent en retraite dans Mansourah.

Les hommes du comte d’Artois et un corps de Templiers les suivirent en ville, mais ils furent massacrés jusqu’au dernier et, parmi eux, le comte d’Artois.

Une seconde bataille s’engagea le 11 février. Les combats furent terribles. Les croisés isolés, furent contraints de s’enfermer dans leur camp. Les maladies décimèrent alors l’armée, les soldats mouraient par centaines. Saint-Louis tenta une sortie désespérée, mais les chevaliers, écrasés par le nombre durent se rendre. La croisade était terminée.

Les vainqueurs imposèrent de dures conditions : restitution de Damiette, versement de cent mille besants d’or, soit 500 000 livres tournois. En avril, la rançon fut versée, Saint-Louis et ses compagnons purent s’embarquer pour Saint-Jean d’Acre. Les Sarrasins gardèrent 12 000 prisonniers, condamnés à l’esclavage et à l’abjuration.

 

La 8ème Croisade :

Depuis 1260, le sultan mamelouck du Caire, Baïbars, s’était emparé de la Syrie musulmane, des établissement latins et avait cantonné les Francs dans quelques places côtières.

Une nouvelle intervention était nécessaire et le pape Urbain IV, déclencha la 8ème croisade, dont les départs s’échelonnèrent de 1265 à 1272. Les croisés aidèrent les Francs d’Acre à défendre leur dernière place, tandis que Saint-Louis s’embarquait le 1 juillet 1270 pour Tunis. Dès le débarquement une épidémie de peste décima ses soldats, son fils, le jeune prince Jean-Tristan, et lui-même expira le 25 août 1270.

 L’arrivée de la flotte de Charles d’Anjou sauva ce qui restait de l’armée chrétienne. Au retour, une tempête jeta une partie des navires sur les côtes de la Sicile. Les hommes moururent noyés ou de la peste.

La croisade était un désastre.

 

Quand le sultan Baïbar mourut en 1277, les chrétiens ne possédaient plus que quelques villes côtières. 12 ans plus tard, en 1289, Tripoli tomba aux mains des Egyptiens et 2 ans après ce désastre, ce fut le tour d’Acre, qui fut prise le 18 mai 1291, et sa citadelle, tenue par les Templiers, succomba le 28.

A la fin du XIIIème siècle, il ne restait plus rien des possessions chrétiennes en Orient. Toutes les conquêtes des guerres saintes étaient perdues pour toujours.

 

Sur le plan militaire, ce fut un échec total. Sur le plan religieux, les croisades, en particulier les premières, suscitèrent un élan de foi qui toucha TOUTES LES COUCHES SOCIALES, les pauvres et les riches, les humbles et les puissants.

Mais elles eurent des répercussions sur l’avenir des civilisations. Des échanges se firent, et l’Occident découvrit des techniques et des productions nouvelles : les bateaux de transports de troupes, les chevaux appelés «huissiers», la boussole, l’astrolabe, les chiffres arabes et le zéro ; la fabrication du verre, la culture de l’abricot, les techniques bancaires.

Elles favorisèrent l’implantation des marchands italiens dans l’Empire byzantin, mais elles brisèrent tout espoir de réconciliation entre chrétiens et musulmans pour de longs siècles.

 

Extrait de l’ouvrage «Les CROISADES» Editions du Rocher 1999. Histoire de France.

 

LA FIN DES TEMPLIERS.

 

Les chevaliers et les Templiers qui purent se sauver de ces tragiques expéditions, de retour sur leur sol natal, trouvèrent des destinées particulières. Certains, dont les traces ont pu être retrouvées par des historiens ont fini leur vie comme ceci :

-         VINCENT DE PUIVERT et THOMAS de PALAMINY, parvinrent à Saint-Jacques de Compostelle. Leur croix reliquaire n’étant mentionnée dans aucun inventaire du trésor de la basilique, certains pensent qu’ils périrent dans une tempête de neige en franchissant les Pyrénées. D’autres affirment qu’ils sont morts quelques années plus tard en combattant les Sarrasins, et que la croix a été perdue.

-         ARNAUD de BERNIS, partit pour Carcassonne et rejoignit le parti hostile aux Inquisiteurs, où il retrouva GERAUD de MONTPEYROUX. Celui ci fut condamné à la prison et à une lourde amende qui provoqua sa ruine. ARNAUD de BERNIS fut arrêté et brûlé le 20 juin 1311, sur la grève de l’AUDE, au-dessus du Moulin de Sainte-Marie.

-         ROGER de CASTELNAUD, rejoignit ses frères, Raoul et Mainfroy, dans leur château du PERIGORD.

-         PEIRE de QUEULE demeura avec lui. Ils furent arrêtés le 13 octobre 1307, internés dans une des tours de DOMME, où ils laissèrent dans la pierre, de nombreuses inscriptions contre Philippe IV et le pape Clément V.

-         GUILHEM de VILLAUDRIC, resta quelques mois à l’hôpital d’Aubertin (GAN Pyrénées Atlantiques). Au printemps 1293, il quitta le Béarn pour remettre le rapport destiné à Guillaume Bernard, Maître de la milice du Temple. Le 13 octobre 1307, il échappa à la rafle qui frappa les templiers de France. Il mourut en 1320 de désespoir, en assistant aux violences anti-sémites qui ensanglantèrent TOULOUSE, lors de l’épisode des Pastoureaux.

-         RAIMON, fils du comte de TOULOUSE, en route pour Compostelle, trouvait qu’ORTHEZ ressemblait à FOIX, ou en plus petit à TOULOUSE, voire CARCASSONNE. Il fut assassiné, basculé par-dessus le parapet d’un pont et enterré par ses compagnons d’armes, au milieu des pèlerins, à AUBERTIN, sur la route du SOMPORT. Une stèle discoïdale, portant en son centre une croix nimbée de 12 petits cercles, fut plantée sur sa tombe.

 

Extrait de l’ouvrage «Les Templiers» de Gilles Bernard – Editions Empreintes – Sept. 1998

transmis par Marie Widart. Palavas les Flots.

 

CONCLUSIONS.

 

Telle fut la fin de ces hommes d’honneur, partis en guerre pour un idéal religieux, et manœuvrés par des autorités ecclésiastiques, avides de posséder les lieux saints de Jérusalem.

Mais, parmi ces nombreux combattants de l’impossible, l’on peut remarquer que les 2 premières croisades ont provoqué des mouvements très importants de population, les individus sensibilisés et volontaires ont quitté leur pays pour ne plus y revenir, des Français et des Germains ont combattu cote à cote….

 

Alors, que penser de cette mobilisation générale des mentalités et des croyances, lorsque l’on sait que les DE CHEOUX de Chéoux, sont des personnages ayant des convictions religieuses, puisque l’on a recruté de nombreux abbés et curés dans leur généalogie (Melchior, Evrard, Lambert, Melchior…)

Antérieurement à MELCHIOR qui est né aux environs de 1400, il est fort possible que ses ancêtres de 1096 à 1291 (soit 404 à 209 ans antérieurs) aient été impliqués dans ces aventures tragiques.

Il est fort possible aussi qu’ils aient pu mourir au cours des combats, de maladies, de famines. Mais l’on peut envisager aussi, qu’ils ont pu regagner l’Europe, débarquer à AIGUES-MORTES avec des Templiers, et se fondre dans les populations du Sud-Est et du Sud-Ouest de la France, pour ne jamais retourner dans leur pays natal de SIU, de CHIU ou de CHEOUX.

L’exemple des Templiers décrit précédemment, démontre que certains sont bien restés dans cette région de France et y ont péri après maints déboires.

Que penser d’un Templier DE CHEOUX ou simplement CHEOUX, errant, cherchant à sauver sa vie et à s’intégrer dans une région qu’il ne connaît pas ?

Certains des Templiers désignés ci-dessus sont morts de mort violente (assassinat, condamnation.), d’autres ont été épargnés, et dans ce lot, ne pouvait-il pas y avoir ce DE CHEOUX parti pour Jérusalem, revenu sur le sol Franc et s’installant définitivement dans notre SUD-OUEST (antérieurement à 1275 puisque CHEOUX existe déjà en Wallonie)

Cette hypothèse est tout aussi valable que les autres…. elle s’ajoute aux autres. Mais dans ces nombreuses suppositions, quelle est la bonne qui doit nous permettre de découvrir que le CHEOUX du NORD est bien resté dans le SUD ?

Les difficiles recherches commencent par la lecture des ouvrages historiques permettant de cerner les probabilités, afin de sélectionner celles qui ont le plus de chances de nous faire aboutir ! Ce que nous faisons ! Mais ensuite ? Que chercher ? Où trouver ?

Une épingle dans 10000 bottes de foin ! S’il y à épingle !

  

                                                                           Michel Chéoux le 15/10/1999

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Histoire médiévale de la péninsule Ibérique...

 

 

HISTOIRE MEDIEVALE DE LA PENINSULE IBERIQUE

Recherche de la possibilité de migrations, transport des noms, de brassage des races….

Ouvrage de Adeline RUCQUOI (Editions du Seuil – novembre 1993)

 

**********

 

Hypothèses émises sur la migration d’un CHEOUX :

 

On trouve le toponyme / patronyme CHEOUX en Belgique (Lotharingie à l’époque) en 1285 (Guerre de la Vache), CHEAULX devenu CHEUX puis CHEOUX en Hautes Pyrénées vers 1450 environ sur un acte judiciaire, à Bagnères de Bigorre, et CHEUX

en Mayenne et Calvados.

 

1- Soit il est originaire du Nord (Lotharingie) et il a migré vers le Sud et l’Ouest grâce aux conflits guerriers, errance, commerce, maladies, famines….

2- Soit il est du Sud de la France (Pyrénées) et il a migré vers le nord ouest et le nord pour les mêmes raisons…

3- Soit il est espagnol, arabe ou mozarabe (espagnol arabisé) et il a migré de l’Espagne vers le sud, le nord ouest et le nord de la France suite aux invasions  arabes de l’an 710 à 1350 environ.

4- Vu le rang social des CHEOUX wallons, le titre de seigneur et les armoiries, ont-ils été acquis en Belgique….ou ailleurs ? (Espagne, France ??? voir dans le condensé).

5- Les CHEOUX wallons étant de «noblesse immémoriale» ne seraient-ils pas issus de ces époques lointaines ???

 

Page 79

La conquête militaire menée, entre 711 et 715 environ, par le gouverneur Musa ibn Nusayr, son affranchi Tariq ibn Ziyad, tous deux d’origine persane…et Mughith al Rumi – client du calife de Damas, d’originie chrétienne – ne semble donc pas avoir eu comme objectif, à l’origine, l’occupation du territoire à titre permanent.

….poursuivies au-delà de la Péninsule, tant dans l’ancienne Septimanie wisigothique – ou Narbonne, Toulouse, Carcassonne, Nîmes, Arles et Avignon souffrirent de sièges, pillages ou occupations entre 719 et 752que vers la…

Page 80

….Bourgogne – Autun fut mise à sac en 725 (la Belgique est proche !!) – et le Nord de l’Aquitaine (les H.Pyr. et Chèous sont proches) – où les musulmans furent arrêtés à la hauteur de Poitiers en 732 (la Mayenne est proche !).

…..la majeure partie du territoire hispanique passa au pouvoir des musulmans au moyen de capitulations, signées par les anciens duces ou comites, par les villes ou par les habitants de régions telles que la Vasconie, le sud de la Galice et les vallées pyrénéennes.

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Les premiers émirs s’attachèrent rapidement et brutalement  à la réorganisation de l’ancienne province. Au nord, à la suite de l’abandon des Berbères, une large zone déserte séparait les chrétiens des musulmans qui s’étendait, à l’ouest, du sud du Duero jusqu’aux contreforts de la chaîne montagneuse centrale, et, à l’est, du nord de l’Ebre jusqu’au Piémont des Pyrénées. Les incursions franques se soldèrent par la prise de Barcelone et de sa région en 801 et, si en 816 Pampelune secoua le joug des Francs pour revenir au sein du Dar al Islam, les Aragonais, deux ans plus tard, firent de même mais restèrent indépendants…..

Charlemagne intervint en Espagne dès 778, à l’appel du gouverneur de la Marche Supérieure……

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Le premier siècle et demi de domination arabe, s’il entraîna la désorganisation politique et la fuite vers le nord de nombreux magnats et évêques, ne signifia pas de rupture profonde pour le reste de la population chrétienne……

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…..un bon nombre de martyrs provenait de mariages mixtes – Auréa , dont le père était un musulman de Séville et qui savait traduire l’arabe, avait vécu près de trente ans avec sa mère Artemia dans le monastère de Cuteclara sans que sa famille musulmanne le sût -, de familles divisées entre les deux religions – le frère du prêtre Rodrigue était musulman et avait profité d’un moment d’inconscience de celui-ci  pour clamer sa conversion à l’islam ; le frère musulman de Flora voulait l’obliger à embrasser la religion de leur père…..

Page 127 (quelques noms….)

Samuel Ibn Nagrella ha-Nagid, occupa les charges de vizir….Moïse Ibn Ezra remplissait de hautes fonctions à la cour….Yonah Ibn Yanah composa en arabe une grammaire……Moïse Ibn Chiquitilla, linguiste……Yishaq Ibn Barun, auteur d’une grammaire…..Salomon Ibn Gabirol sera connu sous le nom de Avicebron……(voir la liste en fin de document)

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Les troubles poussèrent cependant de nombreux juifs à s’établir parmi les chrétiens du nord….

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Les historiens sont divisés quant à l’influence que les concubines chrétiennes des émirs et des califes purent avoir sur leurs fils, sur leur propre degré d’acculturation ou au contraire le maintien de leur langue et de leurs coutumes. Il est probablement difficile de comparer le destin d’Iniga, originaire de Pampelune, veuve d’un noble chrétien et mère de la future régente du royaume de Pampelune, qui épousa en secondes noces le petit-fils d’Abd Al Rahman II, devenant ainsi la grand-mère d’Abd Al Rahman III, et celui de la captive Aurore, devenue Subh et concubine d’al-Hakam II, qui favorisa l’ascension d’al-Mansour.

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Répondant à un appel du wali de Barcelone et de Gérone en rébellion contre le premier émir de Cordoue, Charlemagne pénétra en 778 en Tarraconaise par les Pyrénées orientales et par Roncevaux mais ne put prendre Saragosse…..son arrière garde, attaquée par les Vascons, fut détruite lors du passage de Roncevaux et une expédition de l’émir…..

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Abd-al-Rahman I dévasta en 781 les établissements chrétiens de la région de Jaca. Les tentatives de Charlemagne pour s’emparer de Huesca, en 797 puis en 811, se soldèrent également par des échecs, et il semble qu’une paix fut signée entre l’empereur des Francs et l’émir de Cordoue en 812. Dans les Pyrénées Occidentales, la région de Pampelune ne fut que brièvement conquise par les Francs en 806 et 812…..

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La politique de repeuplement des dernières décennies du IX è siècle avait été poursuivie, au début du Xè, par les fils de Guifré le Velu, qui attirèrent sur es terres méridionales et occidentales de la Marche les habitants des vallées pyrénéennes, des chrétiens venus de Cordoue ou de la Marche Supérieure- les Hispani-  ainsi que les Gascons et des paysans de Septimanie. Le mouvement se prolongea jusque vers 940, présida à l’éclosion d’une multitude d’habitats occupés par les communautés rurales de paysans libres.

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Les nombreuses ambassades adressées par les empereurs allemands aux califes, le passage des marchands qui apportaient esclaves et fourrures des foires de Verdun ou de Champagne…….L’immigration de forts contingents de chrétiens du sud au cours des dernières décennies du IX è siècle et au début du Xè, contribua a remplir de nombreux monastères de clercs cultivés, parfois «arabisés», et d’ouvrages propres à la culture des «mozarabes».

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….les liens entretenus avec les chrétiens vivant dans Al-Andalus et ceux qui s’étaient réfugiés au nord-ouest de la péninsule, puis l’immigration de nombreux chrétiens mozarabes autour de l’an 900 expliquent de même l’intérêt prêté à Donnat, Augustin, Cassiodore………….

Page 156 (hors sujet)

C’est d’ailleurs dans la Chronique de Pise qu’apparaît pour la première fois le mot CATALAN pour désigner le comte de Barcelone, et par extension, ceux qui le suivaient ; les Comtes de Cerdagne, d’Urgel et d’Ampurias avaient pris part à l’expédition de Majorque.

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Des vagues de chrétiens du sud, peut-être dès les premières années de la conquête musulmane, plus sûrement lors de la révolte des Berbères et de la grande sècheresse  des années 748-753, puis au cours de la seconde moitié du IXè siècle, sans compter les migrations individuelles ou familiales, aboutirent à l’établissement, en Galice, dans les Asturies – l’ancienne Cantabrie – puis au sud de la cordillère cantabrique, et dans les Pyrénées occidentales ou centrales, d’Hispani …..

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La zone pyrénéenne avait déjà commencé à accueillir des Hispani en provenance du Sud, et les premières traces d’établissement dans le Canal de Berdun qui sépare les hauts massifs des sierras méridionales remontent aux années 780.

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Le repeuplement n’était plus seulement dû à un excédent de population venu des régions septentrionales montagneuses……la répression puis la famine des années 914-915 avaient  suscité un grand mouvement d’émigration vers le Nord…

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En contact avec les chrétiens restés dans Al-Andalus, les «mozarabes» émigrés vers le Nord s’adonnèrent à la copie et à la diffusion des œuvres  propres à la tradition hispanique….

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Une nouvelle invasion venue de l’Afrique du Nord en 1146, celle de Almohades, rigoristes, intolérants et partisans de la guerre sainte y compris contre leurs coreligionnaires, les Almoravides, obligea les chrétiens, affrontés par ailleurs à de nombreux troubles, à se réorganiser. Une réorganisation d’autant plus nécessaire que, désormais, les « croisés » étrangers, français pour la plupart, ne venaient plus lutter contre les musulmans dans la Péninsule.

Page 226 et 227

Le peuplement des territoires conquis s’effectua progressivement, les Aragonais s’établissant au Nord du Jucar, tandis que les catalans s’installaient le long de la côte et au sud du fleuve et que les musulmans restaient nombreux dans les zones méridionales.

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Le traité d’alliance signé avec le roi d’Angleterre, seigneur de Gascogne, qui donnait aux Navarrais la possibilité de transiter par Bayonne…..

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A la cour du roi, un idéal de chevalerie s’imposa grâce à l’octroi de titres de noblesse, la création d’ordres de chevalerie, tels ceux du Blanc Lévrier (armoiries des Chéoux : Lévrier ou chien courant !!!!) et de la Bonne Foi, et la participation  aux entreprises de reconquête castillanes contre les musulmans de Grenade.

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Les chartes de peuplement attirèrent des habitants venus de toute la Péninsule, des montagnes du nord de la Castille et du Leon, des Aragonais et des Navarrais, des Catalans dans les Baléares et à Valence, des Portugais et même des étrangers, qui dans les villes navarraises et le long des chemins de St Jacques de Compostelle, constituèrent des quartiers entiers de francos. Le brassage de population ne se limita pas aux seuls chrétiens, sujets des rois qui concédaient les chartes. Les vagues d’invasions almoravide puis almohade et leur politique d’intolérance et de persécutions suscitèrent une immigration inverse, du sud vers le nord : des mozarabes  choisirent de s’installer entre la fin du XIè siècle et le milieu

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du XIIè à Tolède et à Coimbre, des juifs et même des musulmans préférèrent vivre parmi les chrétiens…..

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Les «laboratores» , non-combattants par excellence, jouissaient d’une liberté personnelle sur la majeure partie du territoire péninsulaire et pouvaient donc, par l’émigration vers les terres méridionales ou la ville, espérer s’élever dans l’échelle sociale. Parmi les citadins, l’acquisition d’un cheval et des armes appropriées, qui avait longtemps été  la condition du changement de classe, laissa

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 place, à partir du XIIIè siècle, à celle des richesses, dues à la pratique du commerce essentiellement, et de titres universitaires, conditions indispensables du passage vers la couche supérieure, celle de la noblesse.

Tout paysan peut espérer une amélioration de sa condition et une ascension sociale qu’il obtiendra en partant s’établir dans des territoires jouissant de divers privilèges, ou en obtenant directement du roi, comme ce fut le cas dans de nombreuses vallées basques et navarraises, la concession de

«l’hidalguia».

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Les rois de Navarre accordèrent la noblesse aux habitants de divers villages. En Castille, les rois exercèrent leur droit d’anoblissement, que ce fut pour récompenser un acte de bravoure contre les musulmans ou encore la fidélité au roi face à la noblesse révoltée, comme ces 79 habitants de Valladolid qui furent anoblis par Henri IV en 1466.

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De fait, les royaumes ibériques ne connurent aucune invasion étrangère proprement dite, si l’on excepte les routiers de Bertrand du Guesclin en 1367, les mercenaires recrutés par Jean de Gand en 1383 ou l’invasion du nord de la Catalogne par des Français venus aider le roi d’Aragon en 1462.

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A l’est, dans le royaume de Valence, les zones intérieures qui avaient été abandonnées par les musulmans furent distribuées, pour leur repeuplement, à la noblesse et aux ordres militaires, tandis que les agglomérations du littoral, domaine du roi, recevaient la mission d’exploiter et d’administrer des territoires que travaillait une forte population musulmane.

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Dès la fin du Xè siècle, une voie merchaderia reliait la Catalogne au Roussillon par le col du Perthus, tandis que le long du chemin de Saint Jacques- qui évitait  la côte cantabrique longtemps troublée par les Vikings puis les pirates, hommes et marchandises commençaient à circuler  et que sur le parcours de l’ancienne route romaine de l’argent, la Guinéa, s’effectuaient  les échanges entre le nord et le sud de la péninsule occidentale.

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C’est à la fin du XIIè siècle également, que de Porto et de Lisbonne, des marins portugais établirent des relations commerciales suivies avec l’Angleterre, la Flandre et les ports de la côte française……

 

Analyse

Le condensé de l’ouvrage cité démontre que les mouvements de population ont été très importants durant ces périodes d’occupation.

Ces mouvements, qu’ils soient du Nord vers le Sud ou du Sud vers le Nord, ont permis à des individus de s’installer dans des régions étrangères à leurs origines.

De plus, nous avons aussi la certitude que les sangs ont été mélangés et que dans l’Espagne actuelle, vivent des descendants des envahisseurs arabes (émirs, califes, vizirs, guerriers…..)

Les siècles ayant permis aux gènes de s’estomper, aux uns et aux autres de se fondre et de s’intégrer dans une région, dans un pays.

Chacun de nous ignore si dans ses veines ne coule pas du sang d’un émir ou d’un calife.

 

Conclusion :

Cette lecture ne nous permet pas de préciser si un CHEOUX a pu venir de Damas.  Mais elle laisse la porte ouverte à une hypothèse qu’il sera impossible d’éclairer et qui pourrait permettre de penser que….. !

Le doute subsiste, bien évidemment, mais la porte reste ouverte au cas où…. !

Mais ne rêvons pas !

Il sera plus facile de trouver les descendants de Gérard de DURBUY à DURBUY, que l’ancêtre venu de Syrie et ayant semé les siens sur le sol espagnol !

 

 

Quelques noms arabes :

Abraham Ibn Daud, Abraham Ibn Ezra, Abu Hanifa, Abbu l’Abbas, Abu l-Hassan ibn Nafi’, Abu Yusuf, al-Farabi, al-Hakam Ier, al-Hakam II, al-Hurr, al-Idrisi, al-Kirmani, al- Ma’mun (calife), al-Mansur, al-Maqqari, al-Mundhir, al-Mu’taman ibn Hud, al-Qurtubi, al-Rabi, al-Razi, al-Saqati, al-Saqundi, al-Udhri, al-Walid (calife), Bayya Ibn Paquda, Ibn’ Abd al-Barr, Ibn’ Abd al-Djabbar, Ibn’ Aldun, Ibn al-Khatib, Ibn al-Qitt, Ibn al-Qutiya, Ibn al-Qitt, Ibn al-Sarray, Ibn al-Sid, Ibn al-Yayyab, Ibn al-Arabi, Ibn al-Asqilula, Ibn Bajja, Ibn Bassal, Ibn Batuta, Ibn Gabirol, Ibn Hafsun, Ibn Hawqal, Ibn Hayyan, Ibn Hazm, Ibn Hubaysh, Ibn Hud, Ibn Khaldum, Ibn Khubayr, Ibn Luengo, Ibn Masarra, Ibn Mawl, Ibn Nasr, Ibn Paquda, Ibn Rushd, Ibn Sabin de Murcie, Ibn Sina, Ibn Tufayl, Ibn Wafid, Ibn Zamraq, Ibn Zuhr…..

 

Au fil de plusieurs siècles, certains d’entre eux ont pu voyager et subir des transformations, être espagnolisés, puis francisés…. Abbu l’Abbas devenir Habas par exemple. Habas étant très répandu dans le sud-ouest de la France (Hautes Pyrénées occupées voir « Quand l’Islam était aux portes des Pyrénées » de Pierre Tucoo Chala – 1994 J&D Editions – 18 rue de Folin – 64200 – Biarritz).

  

Fait par Michel CHEOUX le 22 septembre 2006.

           

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