Pages Michel Chéoux                   HISTOIRE PYRENEENNE

 

 Histoire pyrénéenne    

   Les Pyrénées autrefois         Tremblements de terre        Découverte de HIEOU  

   Les Bigourdans

Les Bigourdans sont les héritiers d'une vieille histoire. Le mot de «Bigorre» est apparu au VIe siècle apr. J.-C., pour désigner le diocèse. La région fut érigée en comté en 840 par Charles le Chauve. Mais l'entité bigourdane a existé avant la lettre : dans ses Commentaires, César évoque le peuple gaulois des «Bigerriones».

 

À quand remonte l'occupation humaine ? L'archéologie n'a sans doute pas fini d'apporter des réponses à cette question; mais déjà on sait que les premiers vestiges découverts datent du Paléolithique inférieur et moyen (avant 40 000 sur le plateau de Lannemezan, à Gerde et à Gargas). Le premier secteur qui semble avoir attiré les hommes préhistoriques a été celui de la zone de contact entre le piémont et le plat pays. Là, au débouché des grandes vallées (du gave de Pau, de l'Adour, de la Neste et de la Garonne), ils purent trouver un relief karstique, riche en cavités naturelles (les espèlugues, «grottes» en gascon).

 

Ensuite vint l'heure du val d'Adour que suivirent, à l'âge des métaux, les plateaux et collines qui se couvrirent de menhirs, dolmens et tumuli. Deux vastes oppida, de plusieurs hectares, furent édifiés: Saint-Lézer et Oursbelille, le «Castet-Crabé» (château des chèvres) des Gascons. À la même époque (entre 1500 av. J.-C. et l'arrivée des Romains), les pasteurs pénétrèrent à l'intérieur de la montagne et s'y installèrent à plus de 1 800 m, en zone d'alpage de haute vallée.

 

La mise en place des populations étant faite, la Bigorre allait bientôt connaître ses deux âges d'or. Le premier fut l'époque gallo-romaine, le pays possédant deux richesses très appréciées par les nouveaux venus: le marbre, si utile aux bâtisseurs de villes et de villas, et le thermalisme. Après la mise en place progressive de l'infrastructure féodale, aux Xe et XIe siècles, la Bigorre connut jusqu'au XIIIe siècle un second âge d'or avec une période d'explosion démographique qui devait couvrir la plaine, les collines et la montagne d'un deuxième réseau de villages (castelnaux et bastides). En 1171, le comte de Centulle III accordait à Bagnères sa charte d'affranchissement, ce qui en faisait la première commune de Bigorre. Tarbes, Lourdes, Vic, Ibos, Maubourguet seront à leur tour promues communes. Puis ce seront les créations de bastides, villes nouvelles au plan quadrangulaire avec vaste place centrale, comme Rabastens (1304), Tournay (1307), Trie (1322), Lannemezan (1370). Traversé par le chemin de Saint-Jacques, le pays se structura ainsi avec la naissance d'un système de petites républiques valléennes, gérées par des conseils de jurats représentant chaque paroisse. Ces communautés passaient des traités de vallée à vallée, et avec leurs homologues d'outre-mont. En 1360, le traité de Brétigny céda la Bigorre aux rois d'Angleterre; la région ne redevint française qu'en 1407, avec la reprise du dernier bastion, le château de Lourdes, et ne fut définitivement réunie à la couronne de France qu'en 1607, par un édit d'Henri IV, qui fut ainsi le dernier comte de Bigorre.

 

Sous les règnes de Louis XIV et de Louis XV, après la signature du traité des Pyrénées (1659) délimitant la frontière entre la France et l'Espagne, les intendants jouèrent un rôle très important pour la Bigorre: en 1730, De Lesseville lança le grand chantier de construction de la route de Tarbes à Barèges, qui ne fut achevé que quinze ans plus tard; Antoine Mégret d'Étigny fit construire la route d'Arreau à Luchon par le col de Peyresourde, celle de Pierrefitte à Cauterets et aux bains de La Raillère, celle de Tarbes à Maubourguet (1760), enfin celle de Tarbes à Trie (1764). Il donna également une nouvelle impulsion aux stations thermales. Bagnères redevint une brillante cité, capable d'accueillir huit mille visiteurs durant la saison.

 

Sous la Révolution, l'ancien comté de Bigorre, grossi du Nébouzan et des Quatre Vallées (Magnoac, la Neste, la Barousse et l'Aure), constitua le département des Hautes-Pyrénées, avec Tarbes comme chef-lieu. Le milieu du XIXe  siècle marqua la pleine utilisation du potentiel agricole : 92000 ha de terres labourables ( contre 72 000 actuellement), 15 000 ha de vignes ( pour 3 000) et 200 000 ruraux, soit plus du double que de nos jours. On comptait deux cent mille ovins ( chiffre double de l'actuel), mais relativement peu de bovins.

 

Mais, derrière les apparences, se cacha, à partir du milieu du XIXe siècle, le lent déclin du monde rural et pastoral. Les moments les plus durs se situèrent entre 1860 et 1930, époque à laquelle beaucoup de terroirs, maisons et villages furent abandonnés. L'exode rural, favorisé par l'arrivée du chemin de fer (en 1859, à Tarbes; ouverture de la ligne Tarbes-Lourdes, en 1866; Lourdes-Pau en 1867), draina les émigrants vers les «lointains horizons» de la Louisiane ou du Rio de La Plata.

 

Parallèlement, le tourisme, religieux ou thermal, se développa : Lourdes, qui ne comptait que deux hôtels en 1856, en possédait 17 dix ans plus tard. Le premier pèlerinage national, en 1872, rassembla soixante-dix mille fidèles, venus de toute la France. Bagnères et Cauterets, où s'ouvraient des théâtres, des salles de concert et des casinos, devinrent des stations thermales à la mode.

 

Les traditions perdurèrent en pays bigourdan, se retrouvant dans l'habitat, avec de solides maisons aux murs épais. Car il fallut s'adapter aux conditions climatiques et topographiques particulières. Dans les vallées qui s'enfoncent dans la chaîne, les haies et les murettes constituent autant de protections contre les glissements de terrains. Même sur le plateau du Lannemezan, l'influence montagnarde apparaît, dans l'architecture, avec la maison à cour fermée. Pendant longtemps, au moins dans la montagne, les Bigourdanes sont restées fidèles à leur célèbre coiffe rouge, comme celle de Bernadette Soubirous, cependant que les grands traits de la civilisation pastorale se maintenaient presque intacts.

 

C'est au lendemain de la Seconde Guerre mondiale qu'un renouveau se fit jour. La culture du maïs dans le val d'Adour, terre d'élection, dynamisa l'agriculture, et l'hydroélectricité stimula les industries. Mais le fait majeur fut l'explosion de la vie de relation, à travers le pèlerinage de Lourdes (quatre millions de pèlerins par an), et la généralisation du tourisme de masse (ski, randonnées, circuits de découverte, cures thermales).

 

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Villages de chez nous...

 

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Mesures utilisées en Bigorre au Moyen Âge

(avec l’aimable autorisation de M. Roger Roucolle, Président de l’Antenne Généalogique de l’Association Guillaume Mauran)

 

Superficies :

 Journal :       18 ares 762 (secteur de Tarbes et Vic en Bigorre)

                  22 ares 435 (secteur de Lourdes, Lavedan et Baretges)

                  25 ares 527 (secteur de Rabastens)

                  11 plassas

Arpent :

                  4 journaux

                  44 plassas (la plassa était utilisée pour les petites surfaces : demeures et jardins)

Escat :         

                   5 à 25 m2 : 10 m2 le plus souvent (utilisé pour mesurer les habitations)

 

Capacités :

 Pour les grains :

                   Un quarteron = 2 setiers ou 13 à 19 litres (un cheval portait une charge de 5 quarterons soit 69 à 96 litres)

                   Un setier = 2 quartères ou 8 conques

                   Une quartère = 4 conques

Pour les vins :

                   Un conque = 4 à 6 litres (utilisée pour les faibles quantités)

 

Mesures moins fréquentes :

 Le saler ou sale, le copet, le muid, gadier ou gazier, le cyphus

                   Un setier = 14 salers

                   Quatre quarterons de Bagnères = 5 quarterons de Tarbes.

 

Le système de mesures de Tarbes le plus répandu est utilisé dans les baylies de Tarbes, Lavedan et Baretges.

Le système de mesures de Bagnères est employé dans les baylies de Bagnères et de Mauvezin.

Le système de mesures de Maubourguet utilisé dans la baylie de Vic est très proche de celui de Bagnères et tous 2 supérieurs à celui de Tarbes.

 

Pour les matières sèches et pour les liquides :

                        conque et setier

 Liquides :

                        pipot, mesura, coart, peguar, sarcinée (rarement mentionnée)

                        pipot = 52 à 107 litres (en moyenne : 60 à 80 litres)

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Monnaies et mesures anciennes

(avec l’aimable autorisation de Roger Roucolle, Président de l’Antenne Généalogique

de l’Association Guillaume Mauran – parution dans le n°12 décembre 2006)

Monnaies

Sous Louis XIII : 10 livres tournois = 104 Franc or

Sous Louis XIV : 24 livres tournois = 118 Franc or

En 1793 : 1 livre = 1 Franc or

A la Restauration et Empire : 1 Louis = 24 livres = 20 Franc or

Liard = 3 deniers = ¼ de sou

Sou (sol) = 1/20è de la livre = 5 centimes

Livre = 1 franc = 20 sous = 100 centimes

 Poids

Livre = ½ kilo = 500 grammes

Once = 30,50 grammes

 Longueurs

Toise = 1,80 mètre = 6 pieds de 0,30 mètre

Pied = 12 pouces

Ligne = 12 points

Etoffes / Aune = 1,88 mètre

 Surfaces

Perche = 50 m2

Journal = 18 ares 76 centiares

 Capacités

Coupet (cylindre en bois) = 10 litres

Mesure (cylindre de 30 cm de diamètre, hauteur 30 cm) = 20 litres à Lourdes

Semal (avec poignées) = 6 mesures de 20 litres = 120 litres

Cuvier (diamètre 80 cm hauteur 60 cm) = 300 litres

 

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La peste en Bigorre d'après le Répertoire raisonné du père Laspalles et des cahiers de l'archiviste Cazenave


Pourt tout contact : SANCHEZ Jean-Christophe

La peste noire pénétra en Bigorre au quatorzième siècle, de 1346 à 1353. Les renseignements manquent sur les répercussions du fléau dans le comté de bigorre. quelques lignes écrites en 1417 chez Pey de Prat, notaire à Luz-Saint-Sauveur (1), apprennent que cette ville perdit en 1348 par la peste, les trois quarts de ses habitants.
Les archives municipales fournissent des preuves irréfutables que la ville de Bagnères-de-Bigorre fut ravagée par la peste en deux occasions différentes :
la première remonte au mois d'août 1506 et la deuxième en 1588
(2)
. Le Répertoire du Père Laspales mentionne qu'on lit un acte du 24 mai 1506, expédié sur parchemin le 21 janvier 1558, que Ispan Torre mourut à Bagnères de la peste qui ravagea la ville en 1506


La peste de 1588


Répertoire Laspales,
pages 57 et 480-Liasse 7 n°4
17 janvier 1648

Les consuls de Bagnères présentèrent requêtes à Roger de Berne, docteur en droit, avocat à la Cour souveraine du Parlement de toulouse, Magistrat Royal de la Ville de Bagnères, par laquelle ils le suppliainet de recevoir les dépositions de dix huit témoins administrés pour constater juridiquement certains faits singuliers dignes de remarque, qui avaient eu lieu à Bagnères pour la gloire de Dieu, le bien et l'honneur de la Ville et l'édification de ses habitants que les guerres, qui a cette époque désolaient la province de Bigorre, avaient empêché de receuillir.
L'enquête par les Consuls, quatre Notaires, le Juge et un Greffier de la ville eut lieu le 18 janvier 1648.
Les dix huit témoins furent présentés : 

  • Premier témoin :
    "L'hiver 1587 qui précéda immédiatement celui de la contagion fut si rude que l'adour se glaça, au point que les hommes et les bêtes y passaient dessus sans courir aucun risque. On fut obligé de rompre la glace près de smoulins afin de pouvoir moudre et ailleurs pour abreuver le bétail. On dut remettre le pain au four pour le dégéler; ceux qui ne pouvaient user de cette faculté durent le couper avec la coignée."

  • Deuxième témoin :
    "Il plut si fort pendant quelques jours que l'eau de la rivière s'éleva au dessus du pont et entra dans toutes les maisons de la ville."

  • Troisième témoin :
    "La veille de Pâques, il tomba une si grande quantité de neige qu'on eut de la peine à entrer ou sortir, de marcher dans les rues".

  • Quatrième témoin :
    "La veille de
    la Saint Jean, il tomba à Bagnères et aux environs une grêle si grosse et si abondante que les oiseaux en furent tués, les toits des maisons brisés, les arbres arrachés, les branches coupées."

  • Cinquième témoin :
    "Quelques temps avant la contagion, les truites abandonnèrent la rivière de l'Adour pour se jeter dans les canaux, en si grande quantité qu'on en prit beaucoup et de très considérables, ce qui n'était jamais plus arrivé".

  • Sixième témoin :
    "Quelques jours avant, les chiens et les chats de
    la Ville se mirent à hurler nuit et jour, d'une manière si étrange que tous les habitants en furent surpris et ne savaient que penser".

  • Septième témoin :
    "La contagion s'introduisit avec tant de fureur que tout le monde en fut épouvanté. Les plus aisés des habitants prirent la fuite. Les misérables en furent généralement les victimes, puisque les cinq sixèmes périrent".

  • Huitième témoin :
    "Dès que le premier ravage eut cessé et que les habitants qui avaient déserté la ville eurent bien fait purifier l'air, y rentrèrent un an après pour y fixer leur demeure, ils subirent le même sort que les premiers. La peste recommença ses ravages avec la même fureur que l'année précédente. Elle ne cessa qu'après que la Ville eut exécuté le voeu qu'elle avait fait d'aller en procession à la chapelle de Notre Dame de Médous."

  • Neuvième témoin  (3):
    "A cette époque, une femme nommée Liloye, native de Beaudéan, mariée au nommé Lanne, paysan des Palomières de Bagnères, fort dévote vivait en odeur de sainteté. L'enquête rapporta que la Sainte Vierge, dans une apparition à l'Eglise de Médous, avait averti cette femme de tout ce qui allait arriver aux habitants de bagnères et l'avait chargée de les prévenir que s'ils ne faisaient pas promptement pénitence, la colère de Dieu serait enflammée contre eux. L'aveuglement où ils étaient les empêcha de croire à la mission de Liloye. Ils furent les victimes de leurs désordres et de leur incrédulité".


La peste de 1653

En 1653, il y eut une nouvelle épidémie de peste.
Diverses pièces des comptes du Trésorier municipal, conservés aux archives, notent que le 9 novembre 1653, les Consuls payèrent la somme de 10000 livres au sieur Thomas de Gordan, maître désinfecteur des maisons, chargé de la purification des immeubles, et une somme de 79 livres 6sols, allouée au sieur Mauras, apothicaire pour drogues fournies à cette occasion (Liasse 25, n° 25 et 26).
Dans cette seconde période le mal fut moins considérable, mais l'épouvante fut aussi grande. Les principaux habitants désertèrent la Ville pour se réfugier dans les lieux circonvoisins. Les marchés furent interrompus, puis transférés à la Coume, sur la route de Toulouse, près de Mérilheu. La Municipalité fut obligée d'emprunter du blé, de l'orge, du seigle pour l'alimentation des malheureux habitants. Les assemblées communales ne se tinrent plus à l'Hôtel de Ville, mais aux Vignaux. L'hôpital étant encombré, on dut placer des malades au quartier du Pont d'Arras. il fallut construire au dessus du Rocher de la Peyrie, au quartier du castéra (Métaou) et du côté de Salut des baraques en planches pour y loger les personnes atteintes et qui n'avaient pu trouver place ailleurs.
La mortalité fut considérable. Le quartier le plus maltraité fut celui du pied du Pouey, où il ne resta presque personne. Les décédés étaient ensevelis au cimetière de l'hôpital Saint Barthélémy, hors ville. Mais bientôt, on ne trouva plus personne qui voulut s'exposer à la contagion, en portant les décédés au cimetière. Des comptables remplaçant des consuls absents se rendirent à Asté où la peste sévissait et ils prierent deux hommes qui "servaient de corbeaux pour ensevelir les morts" pour remplir cet office à Bagnères. On acquitta leur dépense et on continua à les payer quand ils faisaient leur quarantaine. On faisait aussi ensevelir les pestiférés par des personnes atteintes elles-mêmes par la contagion. Vers la fin, un décés s'étant encore produit on fit venir d'Orignac, deux femmes infectées pour ensevelir un pestiféré. 
La maladie venue dit-on de Beaudéan, s'étendit ensuite à Asté puis à Campan. Elle passa eensuite à Gerde, Pouzac, Trébons, Montgaillard, Ordizan et Mérilheu.

En 1654, la peste apparaissait à Lesponne. La même année, elle se déclara à tarbes d'où elle gagna rapidement les localités voisines. La pessste pénétra également dans la vallée d'Aure. Elle sévit à Cadéac où plus de 240 personnes moururent de 1653 à fin mars 1654, puis de fin septembre 1654 à fin janvier 1655.


Notes :

1- cité par l'Abbé Laporte, revue des Hautes-Pyrénées, mars-avril 1919, p. 41

2- La commune a pris possession le 31 janvier 1793 des registres contenant les actes de baptême, de mariage et de sépultures, tenus précédemment à l'église paroissiale Saint-Vincent. Cette série commence en 1588.

3- Age des témoins : deux témoins avaient 78 ans, huit 80 ans, deux 85 ans, trois 90 ans et trois autres étaient centenaires.

4- Le Répertoire ne cite pas les dépositions des autres témoins.


Pour tout contact : SANCHEZ Jean-Christophe

       

 

 

 

Les Pyrénées autrefois

Titre et auteur

L'auteur Claude Bailhe

Le château de Beaucens

Le château des Angles

Bertrand Barrère de Vieuzac

Costumes de Bagnères

Coetumes de Bagnères

Le cirque de Gavarnie

Berger et son courtau

Attelage de Bagnères-de-Bigorre

Les ardoisiers de Labassere

Les chanteurs montagnards

Marchand de lait

Paysan pyrénéen

Paysane Pyrénéenne

Route des Pyrénées

 

Les chanteurs montagnards

            Dans la seconde moitié du XIXè siècle, les orphéons, fanfares et autres harmonies fleurissent sur toute la chaîne à l’image de cette nouvelle musique populaire qui envahit la France. En Ariège, on ne compte pas moins, en 1900, de 150 sociétés musicales !

A Bagnères de Bigorre, ALFRED ROLAND, compositeur de grand talent, fonde en 1832 une chorale de 40 chanteurs montagnards qui fera le tour du monde avec dans son répertoire le fameux hymne pyrénéen «Halte-là ! Les montagnards sont là !».

 

  Tremblements de terre

 

Messages reçus sur le groupe GENWEB65, au lendemain du tremblement de terre du 17 novembre 2006 à 19h19.

Merci aux internautes communicant ces informations.

 

Mail du 21 novembre.

 

Bonsoir Geneviève & Louis, bonsoir à tous,

 Vous trouverez ci-dessous :

- ma transcription des notes de Eugène Duviau de 1906, parues dans le  Journal des Veillées du Pays de Bigorre « En cournè det houéc » n°4 – Année 1938-1939

- les différents articles de la Dépêche du midi en date du 20 et 21 novembre 2006.

Quand Eugène Duviau parle des registres de l'État civil il s'agit bien sûr des registres paroissiaux (sauf pour le tremblement de terre de 1854)

 Bonne lecture

Bien cordialement

Roger Roucolle

 

Tremblements de terre et autres phénomènes extraordinaires remarqués à Lourdes et ses environs

 D’après les notes historiques sur Lourdes et son château-fort par Eugène Duviau, archiviste de la Ville de Lourdes (1906). Texte paru dans la rubrique « Miettes d’Histoire Bigourdane » sur le Journal des Veillées du Pays de Bigorre « En cournè det houéc » n°4 – Année 1938-1939 – publié sous le haut patronage de M. l’inspecteur d’Académie des Hautes-Pyrénées par la Société Bigourdane d’Entraide Pédagogique (dont le siège était à l’École Jules Ferry à Bagnères)

Nous voulons parler des nombreux tremblements de terre et autres phénomènes remarquables qui jetèrent le plus grand effroi parmi les populations lavedanaises.

Nous croyons intéressant de les reproduire tels que nous les trouvons décrits. La plupart figurent en marge des anciens registres de l’État civil de la ville de Lourdes ; ils méritent d’être signalés. Les voici :

 - « L’an 1660 et vingt-unième jour du mois de Juin, iour du Lundy, environ cinq heures du matin, le soleil commença de paraître entrant au signe du Cancer et le premier jour de l’esté ; il fit un horrible tremblement de terre qui fut entendu presque partout le royaume de France et bien avant dans l’Espaigne et partout à la même heure ; plusieurs cloches sonnèrent d’elles-mêmes, plusieurs églises furent renversées et d’autres furieusement secouées ; une partie de la pierre taillée qui recouvrait la muraille de la Chapelle du chasteau tomba dans le jardin de la Mongie. La guérite du Lavedan fut renversée. Le château de Castelloubon et celuy de Peau abattus. Des grandes pièces de rochers se détachèrent et croulèrent des deux Gers et du Béou ; la terre creva en plusieurs endroits, les fontaines tarirent et on en vit sourdre de nouvelles. Grand nombre de maisons furent renversées, non seulement en ville, mais à Baignères où plusieurs personnes furent écrasées et presque par toute la montagne principalement à Préschac et jusqu’à Luz en Bareitge et de celles  qui demeurent sur pied il n’y en eu pas une qui ne fut peu ou prou crevassées. Les cabanes des pasteurs qui estaient  sur le haut des montaignes renversées, les brebis et les vaches laitières en perdirent le lait, le bétail bondissait tout effaré. Ce tremblement de terre fut suivi  de plusieurs autres bien furieux qui estonnèrent sy fort le monde en ville qu’ils campèrent plusieurs nuits hors des maisons et durèrent par l’espace de quatre ans ; peu de jours après le premier tremblement de terre, il gresla en ville incontinent, après il y eu mortalité de bestail de toute sorte et quelques mois après mortalité de personnes ; jusque en l’espace de trois mois il en mourut plus de cinquante en ville d’une espèce de pleurésie qui mourrait la personne dans deux ou trois jours. Le jour du grand tremblement de terre, on ne l’entendit pas à Paris, mais à pareille heure on y entendit une horrible tempête, de si furieux coups de tonnerre, tant d’esclairs et de feux qu’on y croyait estre la fin du monde. La foudre tomba au bois de Fontainebleau et le feu s’y prit qui y brusla trois jours et trois nuits sans qu’on le put esteindre quelque diligence qu’on y apportât. »

 

-  « Le 12 octobre 1662, vers les dix heures du soir, fut veu en ville un feu en l’air faisant un grand bruit sourd et fut suivy d’un tremblement de terre ».

 

-  « Le 11 novembre 1664, vers les 7 heures du soir, un globe de feu parut en l’air lorsque la lune était en son plein ».

 

-  « Monsieur Bascle de Lagrèze nous décrit un tremblement de terre survenu en 1750 ; nous lui empruntons sa discription : … en l’année 1750, 24 mai, à neuf heures du soir, un long mugissement pareil au bruit sourd d’un lointain tonnerre, se fit entendre dans la vallée du Lavedan. Bientôt ce frémissement souterrain fut suivi d’une commotion violente qui dura une minute. A cette secousse, plusieurs autres succédèrent, se renouvelant sans cesse au lendemain onze heures. On entendit des froissements de rochers qui se heurtaient les uns les autres avec tant de bruits qu’on crut que la terre se déboitait et que les montagnes allaient s’engloutir. A Lourdes, l’alarme fut portée à son comble, les animaux exprimaient leur effroi avec des plaintes sinistres, les oiseaux s’agitaient avec cette inquiétude qui les saisit à l’approche des orages, plusieurs tombèrent morts ; les chevaux hennissaient ; les chiens hurlaient ; tout semblait sous l’impression d’une terreur profonde. Les rochers se brisaient et lançaient au loin leurs éclats ; l’épaisse muraille du Château se fendit ; l’écurie du commandant M. de Bardoux fut renversée et la chapelle presque entièrement détruite. Toutes les maisons à peu près sans exception éprouvèrent de graves dommages. Un rocher entre Lourdes et le Pont Neuf, roula dans le gave. Les populations épouvantées par ces grandes catastrophes instituèrent, le 20 mars 1751, une procession pour apaiser la colère et demander la cessation de ces calamités inouïes »

 

-   3 août 1663  - « Presque toute la lune du mois de juillet de cette année a été pluvieuse. Le dixième jour du mois il tomba jusqu’à 5 pams de neige en la montaigne de Saint-Orens ; grande quantité de bétail se perdit par les montaignes ; plus de 150 poulains ou juments y moururent ; le 29 du mesme mois, il tomba encore par les montaignes plus d’un pam et demy de neige ».

 

-  26 août 1663 – « Il a tombé grande neige jusques dans le village de Lyas, pleu très abondamment pendant l’espace de 9 jours avec tonnerres et tremblements de terre.

 

-  28 septembre 1665 – « Dans la nuit, il neigea abondamment, la foudre tomba sur une grange qui brûla, ensuite il gela jusqu’à y avoir de la glace.

 

-  14 janvier 1666 – «  Grande chaleur et vents chauds, depuis le commencement du mois jusqu’à aujourd’huy.

 

-  Février 1666 – « Continuation des chaleurs pendant ce mois ; fleurs de cerisiers et de pruniers ».

 

-   Juin 1666 – « La gresle a ravagé Lanne Mourine et Rabastens. La foudre a tué un habitant à Ours et deux à Aurensan ».

 

- Enfin pour ne citer que les derniers tremblements de terre ayant un caractère assez important, nous signalerons ceux qui eurent lieu les nuits des 20 et 21 juillet 1854, lesquels se succédèrent avec force et occasionnèrent de grands dégâts, principalement à l’église Saint-Pierre et plus particulièrement aux toitures du nord de la sacristie et au comble du chœur. « Les habitants affolés quittèrent leurs habitations et campèrent pendant plusieurs jours sur la place du Champ-Commun et même sur la montagne du Gers ; ceux d’Argelès campèrent sur la place de la Mairie. » « Plusieurs maisons furent en partie endommagées ; une partie du mur d’enceinte du Château de Beaucens s’écroula ».

 

Eugène DUVIAU

   

Article paru le 20/11/2006

LOURDES (65) - SÉISME. TOUT AU LONG DU WEEK-END, DES RÉPLIQUES PLUS OU MOINS PERCEPTIBLES.

La terre n'en finit pas de trembler

Le tremblement de terre qui a mis Lourdes et la vallée en émoi, vendredi soir, a été suivi de plusieurs autres secousses tout au long du week-end. D'abord immédiatement après le séisme, quatre répliques ont été ressenties tandis que les Lourdais se regroupaient dans la rue tant ils étaient effrayés par l'intensité de la secousse initiale.

Samedi soir, vers 21h35, les enregistrements corrigés font état de 3,3 sur l'échelle de Richter et dimanche matin, à 6 h 15, nombreux furent ceux réveillés par le grondement de la réplique pour laquelle les sismographes ont enregistré une magnitude de 2,3 sur l'échelle de Richter.

Deux autres mouvements ont été perçus aux alentours de 10 h et 10 h 15 à l'heure de la sortie de la messe après laquelle des chutes de plâtre devaient se produire (voir page fait divers).

Si la magnitude de la secousse fut de 4,9 (valeur corrigée) sur l'échelle de Richter désormais ouverte à l'infini, en revanche, l'échelle d'intensité MSK (initiales de noms de physiciens) affiche un degré de 6/7 qui reste toutefois à confirmer par les observatoires sur une échelle de 12.

En effet, la magnitude permet de mesurer l'énergie déployée par le déplacement à la source, tandis que l'échelle d'intensité mesure les effets du tremblement. Plus on s'éloigne de l'épicentre, moins l'intensité est forte Et les chiffres sont plus parlants. Dans nos colonnes, samedi, nous revenions sur l'historique récent des séismes dans la région classée zone sismique.

Rappelons qu'en 1660, Bagnères fut secouée et que l'échelle d'intensité était de 8/9. En 1750, ce fut le tour de Juncalas, intensité 7/8. Même intensité à Argelès en 1854. Plus près de nous, en 1967, Arette intensité 8 et 7/8 pour Arudy en 1980.

DE 1 À 12 D'INTENSITÉ

Concrètement, raconte Michel Azot, adjoint au maire en charge de la sécurité et de l'urbanisme : « le degré 1 est ressenti par les instruments tandis que le dernier degré numéro 12 est celui qui modifie les reliefs. Et alors que nous comptabilisons deux cheminées au sol et sûrement quelques lézardes, la mesure d'intensité peut être de 6/7 ».

Le maire reste très conscient de la sensibilité du secteur et a engagé, en collaboration avec l'État et l'Observatoire Midi-Pyrénées, une étude de microzonage sismique visant à pointer les quartiers les plus sensibles.

« Les conclusions nous permettront de compléter notre plan de prévention et répertorier les endroits les plus sûrs pour mettre les gens à l'abri ».

Mais tout le monde avoue sa faiblesse devant de tels tremblements, « nous ne pouvons pas le prévoir ».

Les répliques devraient maintenant cesser.

Francine Depeyre


CONTRÔLE. LES ÉDIFICES PUBLICS ET RELIGIEUX SURVEILLÉS.

Chute de plâtre à l'église

D'une manière très réactive, dans la ville, les services techniques ont vérifié les édifices et autres installations pouvant porter souffrances apparentes après le tremblement de terre fortement ressenti vendredi soir.

Samedi matin, ils poursuivaient les investigations sans toutefois noter quoi que ce soit de bien flagrant. Même réaction aux Sanctuaires car même en petit nombre, si les pèlerins et religieux présents aux Sanctuaires et à l'Accueil Notre-Dame ont eu très peur, à première vue, le tremblement de terre n'a pas fait de dégâts. Mais le responsable de la sécurité Jean-Marc Reversé a immédiatement appliqué le principe de précaution d'autant que les Sanctuaires accueillaient, ce week-end, l'assemblée générale des supérieures et supérieurs majeurs de France.

Il a fait vérifier à ses agents « les conduites de gaz en principe les plus vulnérables, les bâtiments de l'Accueil Notre-Dame, en particulier les locaux techniques et les piliers pour voir s'il n'y avait pas de fissure ». Cette première visite d'usage n'a rien révélé de significatif. Toutefois, Jean-Marc Reversé a demandé au chef des travaux des Sanctuaires d'effectuer une deuxième visite de contrôle lundi, lequel en cas de doute sollicitera des spécialistes.

Car, comme on le sait, après une première secousse, la terre poursuit ses mouvements les heures et les jours qui suivent. Et si aucun dégât n'est aussitôt constaté, ils peuvent se dévoiler les jours suivants. À l'instar d'un chapeau de cheminée dangereusement branlant au quartier du Tydos, demandant l'intervention des pompiers, apparitions de fissures et lézardes dans les maisons, chute de plâtre des plafonds ou même chute de pierres, comme celle constatée par Sylvain Peretto, ce dimanche matin, à l'église du Sacré-Cœur.

F. D.

 

 

Article paru le 21/11/2006

SÉISME. LA VILLE EST UN SECTEUR TRÈS SENSIBLE.

L'état de catastrophe naturelle requis

A près le séisme de vendredi 17 novembre à 19 h 19 de magnitude 4,9 sur l'échelle de Richter, Jean-Pierre Artiganave, maire de Lourdes, vient de déposer une demande de classement en catastrophe naturelle auprès des services de la préfecture.

Si elle aboutit, les éventuels dommages consécutifs seraient ainsi pris en compte par les assurances. Cette décision vient compléter le principe de précaution mis en place par la mairie en matière de séisme.

Et fait, suite aux nombreuses fissures constatées ou futures. En effet, quatre jours après, les conversations tournent autour du tremblement de terre. Tout le long du week-end, des répliques plus ou moins intenses se sont fait sentir, la dernière datant de lundi matin, 5 h. Suite à cette série de bousculades, les particuliers constatent dans leurs maisons d'habitation quelques dégâts sous forme de lézardes ou de fractures de plâtre tandis que les services techniques vérifient l'état des édifices du domaine public sans toutefois noter grand-chose, sauf à l'église du Sacré-Cœur. « Heureusement que nous avons fait poser des filets il y a une dizaine de jours », explique Jean-Pierre Artiganave, ils ont pu ainsi éviter de grosses salissures, voire un accident. Car ce sujet est une des priorités de la municipalité. « Les tremblements sont traditionnels dans les Pyrénées et en tant que vieux Lourdais, j'ai eu à vivre des tremblements dont les souvenirs sont encore présents. » C'est pourquoi la vigilance est de mise.

QUESTIONS ET ACTIONS

Et les actions engagées aideront la municipalité à répondre à la question « comment on s'organise en terme de prévention ? Mais pas en terme de tremblement, à la différence d'un tsunami que l'on peut anticiper ». D'abord en pointant les zones sensibles dont les résultats devraient arriver avant la fin de l'année. Puis en faisant appliquer et en renforçant la législation en matière de constructions. Enfin, en prévoyant un exercice de simulation pour repérer et acquérir les gestes utiles d'après-séisme ». Depuis plus de trente ans, toutes les constructions sont obligatoirement aux normes antisismiques « qu'il s'agisse d'hôtels, de logements, de commerces… » Chaque année, « les lycées se plient à un exercice d'évacuation que nous voulons étendre de manière à coordonner les gestes sur la ville, vis-à-vis des personnes, de la procédure, de la mise en sécurisation… » Néanmoins, la préoccupation de l'après-séisme se met en place puisque, à la mairie, un central des opérations est aménagé depuis presque deux ans qui servira de PC de sécurité, PC de crise doté de tous les outils technologiques. La ville veille.

Francine Depeyre

 

Article paru le 21/11/2006

HAUTES-PYRÉNÉES. ELLES SE SONT MULTIPLIÉES APRÈS LA SECOUSSE DE VENDREDI EXPLIQUÉE PAR LES SCIENTIFIQUES.

Après le séisme des centaines de répliques

Vous retrouverez l'infographie Pyrénées : un passé sismique en téléchargement sur l'édition de la Dépêche du Midi du jour au format éléctronique (PDF)

« Nous en sommes à plus de 20 secousses plus ou moins fortes et on commence à avoir peur… », nous faisait savoir hier matin, Christiane Bernard, via Internet. Lundi, cette Lourdaise était réveillée « en fanfare à 5 h 02 » par un nouveau tremblement de terre. Mais deux autres avaient déjà perturbé son sommeil. Depuis le séisme de vendredi, les frémissements du sous-sol se font répétitifs et alimentent la crainte du pire. Surtout chez les populations proches de l'épicentre, situé sous le Hautacam, à près de 6 km de profondeur. Grâce aux 45 stations implantées dans le massif, l'observatoire de sismologie de Midi-Pyrénées a pu affiner ses mesures : « On a enregistré 5,0 sur l'échelle de Richter, c'est-à-dire une bonne magnitude », indique Annie Souriau, directeur de recherches au CNRS et responsable de cette structure régionale. L'intensité de la secousse a donc été revue à la hausse par rapport à la mesure initialement annoncée (4,8).

 

« SE PRÉPARER ET ÊTRE RESPONSABLE »

Un phénomène géologique que cette spécialiste explique par le « rapprochement millimétrique » de la plaque ibérique contre celle d'Eurasie. C'est ainsi que se seraient construites les Pyrénées il y a 65 millions d'années. Reste que la fracturation des roches se traduit par la propagation d'ondes entraînant des vibrations du sol. Suite à la secousse de vendredi, « il y a eu des centaines de répliques de magnitude 2 et quatre plus fortes (supérieures à 3 sur l'échelle de Richter) ressenties notamment à Bagnères et à Tarbes », poursuit cette spécialiste qui souhaite quand même dédramatiser. « Magnitude 5, c'est assez fréquent. Il y en a tous les 10 ou 15 ans », dit-elle en rappelant qu'au même endroit, sous le Hautacam, un séisme de 6 à 6,1 s'était produit en 1660. La gravité se mesure aux dégâts occasionnés : « À partir de 4, on observe des fissures et au niveau 5 des cheminées peuvent tomber ». C'est d'ailleurs ce qui s'est produit, vendredi, à Lourdes et à Arrayou-Lahitte.

L'activité sismique est-elle prévisible ? Sur ce point, Annie Souriau est formelle : « On ne peut jamais savoir. On sait qu'il y a eu pire, qu'il peut y avoir pire mais ça peut être en Catalogne ou au Pays basque ». Et de rappeler qu'« il y a des normes parasismiques à respecter. On connaît cette sismicité. Il faut s'y préparer et être responsable ».

Chargé des études macrosismiques, Christophe Sira fait savoir que déjà « 500 témoignages ont été recueillis sur l'événement à travers le site www.franceseisme.fr». Des réactions permettant de mesurer la sévérité de la secousse en surface. Avec l'installation récente de stations accélérométriques (lire ci-contre), la surveillance s'accroît dans un département particulièrement exposé. Mais les très gros séismes y sont quand même extrêmement rares.

Josiane Battoue.

 

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 SEISMES DANS LES HAUTES PYRENEES

 

Suite au tremblement de terre dans les Hautes Pyrénées du 17 novembre 2006 à 17h19 (épicentre AUCUN, magnitude 4,9 du l’échelle de Richter) et les informations reçues des abonnés de Genweb 65 

Vous n'avez rien raté .....
A Argelès, très paniquant, et de plus pas d'électricité -entre 5 et 10 minutes- là, le temps de réagir et de sortir, tous dans le noir, les internes du lycée "évacués" qui criaient ...et ensuite une autre (moins forte) suivie de qq grondements et voilà que ce soir, 21h34, ça a remis ça......mais là, un de ceux auxquels nous sommes habitués....Bon, espérons passer une nuit meilleure que la dernière, et que ça se calme un peu

Gg Jorda Argelès Gazost

 

Bonsoir,
Je râle car j'étais en voiture hier soir au moment M et n'ai rien senti ! Quant à eux, mes parents à Laloubère ont été un peu "secoués".
Amitiés
S@ndrine Tarbes

 

Séisme : l'épicentre était à Aucun, la magnitude évaluée finalement à 4,9°. Vu sur Lourdes info.
Elisabeth….. ?

 

Merci à tous ceux qui m'ont envoyé des documents et en particulier à Louise Werner et Pierre Cazenave.
Louis DOLLO

La terre tremble encore - Plusieurs secousses ont été ressenties aujourd'hui au sud-sud-ouest de Tarbes, pratiquement dans la même zone qu'hier. La dernière a été enregistrée vers 21h34 Comme cinq autres secousses, elle était de magnitude 2,3 sur l'échelle de Richter. Ces informations émanent du Réseau National de Surveillance Sismique de Strasbourg. . Mis en ligne samedi 18 novembre 2006 - 23h12

Séisme : l'épicentre était à Aucun, la magnitude évaluée finalement à 4,9° - Voir les derniers renseignements transmis par le Réseau National de Surveillance Sismique de Strasbourg ... . Bulletin d'information (358 ko; .pdf) - Mis en ligne samedi 18 novembre 2006 - 11h09

Séisme : communiqué de la préfecture des Hautes-Pyrénées - "Un séisme de magnitude 4,8 sur l'échelle de Richter, mesuré par le réseau national de surveillance sismique, a été ressenti dans le département des Hautes-Pyrénées vendredi 17 novembre à 19h19. L'épicentre était situé aux coordonnées 43,1° Nord et 0,1° Ouest, dans un triangle Argelès-Gazost, Lourdes, Bagnères-de-Bigorre. Le Préfet a immédiatement activé le centre opérationnel départemental pour coordonner l'action des services de l'Etat, des collectivités locales et d'EDF. La secousse sismique a entraîné deux brèves coupures d'électricité : 15 secondes dans le secteur rural de Lourdes, 3 minutes dans le secteur d'Argelès-Gazost. A 21h, seuls ont été constatés des dégâts matériels mineurs (2 chutes de cheminée). Aucun blessé n'a été signalé". Mis en ligne vendredi 17 novembre 2006 - 22h33
(Relire ci-dessous les informations mises en ligne vendredi soir quasiment en direct-live)

Séisme de magnitude 4,8° : informations complémentaires - Un séisme de magnitude 4,8 degrés sur l'échelle ouverte de Richter a secoué vendredi à 19H19 (heure locale) la région de Lourdes a indiqué l'Observatoire des Sciences de la Terre à Strasbourg. L'épicentre du séisme a été localisé à environ 43 degrés de latitude nord et 0 degré de longitude ouest, a précisé l'Observatoire. "La secousse a duré plusieurs secondes et a, selon les premières indications que nous recevons, été fortement ressentie dans les secteurs de Lourdes et d'Argelès-Gazost, a indiqué Mireille Larrède, directrice de cabinet du préfet des Hautes-Pyrénées. De même source, on indiquait que les habitants de Tarbes avaient également ressenti ce séisme et qu'aucune information sur d'éventuels dégâts n'était actuellement parvenue à la préfecture. Le séisme a en outre été ressenti dans la région de Pau, dans le département voisin des Pyrénées-Atlantiques où les pompiers ont reçu une vingtaine d'appels de personnes vers 19H45 pour signaler la secousse. Aucun dégât n'a en revanche été signalé. Mis en ligne vendredi 17 novembre 2006 - 22h25

Tremblement de terre de magnitude 4,8 ! - Les premières observations font état d'une secousse sismique de magnitude 4,8 qui a été ressentie au sud-sud-ouest de Tarbes (latitude 43,10°, longitude 0,04°, profondeur 10km) , à 19h19'52". Selon les renseignements, on ne déplore aucun dégât, ni des victimes. Mis en ligne vendredi 17 novembre 2006 - 21h05

Les derniers tremblements de terre recensés dans les Pyrénées - Le 15 novembre 2006 à Vielle-Aure, Massat (09). Le 17 novembre 2006, à 1h16 (cette nuit) , à Saint-Jean-Pied-de-Port (64) - Mis en ligne vendredi 17 novembre 2006 - 20h07

Forte secousse sismique dans la moitié du département des Hautes-Pyrénées - Ce soir, à 19h20, une forte secousse sismique a semé la panique dans une grande partie des Hautes-Pyrénées. Le SDIS a été submergé d'appels en provenance du sud du département (Lourdes, Argelès, Pierrefitte, Bagnères, Tarbes). Pour l'heure, on ne signale pas de dégâts mais plusieurs communes sont plongées dans le noir. C'est notamment le cas à Pontacq dans les Pyrénées-Atlantiques. On ignore encore où se trouve l'épicentre. Mis en ligne vendredi 17 novembre 2006 - 19h37

 

Madame Louise Werner nous a fait parvenir la transcription de l’acte paroissial du 21 juin 1660 rédigé par le curé Duclos de Pouzac, près de Bagnères de Bigorre.

Notes transmises le 19/11/2006 par mail.

Nous n’avons pas la copie de cet acte.

Acte trouvé sur le registre d’ORIGNAC, année 1660

 

 

 

21-06-1660 - Registre Paroissial de Pouzac trernbiernent de terre

Le vingtuniesme juin mil six cens soisante
vers les quatre heures du matin survint un
furieux tremblement de terre qui dura le temps
d'un pater et d'une ave maria, et abatit pleusieurs
maisons en diverses paroisses près les monts pyrenees
mesmement a baigneras ou l'eglise parochiale feut
bien esbranlee le haut du clocher abatu, la quatrième
partie du toict enfoncé, dans la ville et dans les faubourgs
onse personnes ecrasees soubs les ruines
des maisons : ce tremblement continue encore de temps
[en temps] avec moderatîon ce iuillet 1660
Signé Duclos, curé de Posac

 

         

 

  Découverte de HIEOU

 

DECOUVERTE DE HIEOU dans le COMTÉ de BIGORRE

De M. CENAC-MONCAUT

 

ANALYSE DU TEXTE LIGNE PAR LIGNE.

 Après rerererelecture de la page 92 du COMTÉ DE BIGORRE, la description des lieux correspond bien à CHEOUS ou HIEOU vu que:

 

- 1.... l'on aperçoit le château de HIEOU..... (je n'ai pas pu toucher mon ami Victor MERTZ qui fait déjà enquête su la chapelle N-D de Cheust, donc je ne sais rien sur CE CHATEAU.....mais qui a disparu...!)

 - 2.....placé sur une montagne détachée de la rive droite.... : en effet, le lieu est tel: CHEOUS est tout en haut à droite (sens du gave descendant ou vers aval, le GAVE DE PAU...que j'ai peint moultes fois...sans savoir tout ça....)

 - 3..... malheureusement son état de ruine est tel, qu'il devient difficile de distinguer.....etc (aujourd'hui, il n'en reste plus rien...voir ami VICTOR)

 - 4..... n'était qu'un poste occupé par une petite garnison chargée de surveiller la vallée....(OUI! en effet, ce que j'ai dit précedemment, du haut de CHEOUS on voit bien la vallée jusqu'à Argeles: donc, EXCELLENT POSTE D'OBSERVATION). Ce n'était donc pas un chateau et donc pas de seigneur.....

 - 5 ..... et transmettre les signaux  de Lourdes à Labassère.....(CONFIGURATION DES LIEUX EXACTE: HIEOU se trouve sur le trajet..par la montagne)

 - 6.....  dont les 2 tours s'élèvent encore au dessus du village de ce nom..... (donc de HIEOU......quant aux 2 tours, voir VICTOR)

 - 7.....  dans une vallée transversalle conduisant à Bagnères..... (configuation EXACTE: la vallée de HIEOU et bien perpendiculaire à la vallée du Lavedan où le GAVE DE PAU serpente....)

 

D'où, REFLEXIONS:

- a) HIEOU est bien CHÈOUX.....

- b) en 1257 est édifiée la bastide de VIDALOS.....OK! c'est sûr!

- c)  le château de HIEOU a du être construit avant....

- d)  y avait-il un châtelain de HIEOU, seigneur....? NON! voir plus haut.

- e) qui n'a pas été connu....NORMAL!

- f) ce HIEOU a t-il pu venir de Belgique?????? Recherche

- g) donc, la date de 1100 de Jean BOURDETTE n'est pas si erronée que ça.....

- h) si c'est un belge qui est venu s'installer, il serait donc venu AVANT 1100.....puisque CHÈOUS existe!!!

 

DONC, ce que nous apprenons de sûr:

CHEOUS / HIEOU existe DÈS ou AVANT 1257

CHEOUS / HIEOU a un château ....qui n'en est pas un......!!!

CE QE NOUS NE SAVONS PAS:

Y avait-il un SEIGNEUR à CHEOUS / HIEOU??

QUI SERAIT-IL, d'OU VIENDRAIT-IL??

 

CE NOM DE HIEOU n'a jamais été cité dans l'histoire.......IL DEPENDAIT DONC DE VIDALOS.

 Que d'HISTOIRE(S) pour un si petit bled, de manants et de va nu pieds...............!!!!

KISSMIC

 

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